Entretien avec Patrik Sallner, nouveau CEO de SkySQL

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Entretien avec Patrik Sallner, nouveau CEO de SkySQL

Patrik Sallner nous a accordé une interview exclusive dans le cadre de l’annonce de sa nomination à la tête de SkySQL, la déclinaison alternative de MySQL créée par des déçus d’Oracle.

C’est dans un français parfait que Patrik Sallner nous a accordé une interview dans le cadre de sa nomination au poste de CEO de SkySQL. L’homme ne nous est pas inconnu : il a travaillé au développement de plusieurs structures internationales, en particulier ces dernières années dans les services de stockage cloud de FSecure.

Silicon.fr – Pourquoi un nouveau patron à la tête de SkySQL ?

Patrik Sallner – Après 18 mois de succès continu pour SkySQL et MariaDB, et la multiplication des contrats de service sur la donnée MySQL, nous adoptons une nouvelle voie vers la base de données dans le cloud. Elle apporte 1a complémentarité entre deux modèles et de nouveaux clients qui vont entrer avec des besoins spécifiques cloud. Nos clients vont acheter du service et du support, mais également d’autres services dans l’avenir. D’où l’idée de changer pour un PDG qui apporte plus d’expérience sur le cloud.

Nous voyons bien aujourd’hui les défis qui se présentent en matière de bases de données, en particulier sur la sécurité dans le cloud. C’est dans ce contexte que j’espère apporter la vision cloud et sécurité à nos très fortes compétences en termes MySQL et MariaDB.

Qu’allez-vous apporter à SkySQL ?

Après avoir participé au développement des activités de grandes entreprises, c’est une nouvelle expérience pour moi d’accompagner celui d’une start-up. Mais en lui apportant l’expérience, d’une part, du travail avec de gros clients, comme les opérateurs, et, d’autre part, celle du cloud. J’ai également l’expérience de diriger des sociétés de quelques dizaines à quelques centaines de personnes, et c’est, je crois, ce que nous allons connaître avec SkySQL.

Il y a aujourd’hui plusieurs sociétés qui ont commencé à investir dans la base de données dans le cloud, mais même s’il y a des offres existantes, comme Amazon ou Rackspace, elles restent encore assez basiques. Avec nos expériences dans la disponibilité et le Big Data, nous apportons beaucoup plus de sophistication afin de répondre aux besoins de ces entreprises. Et ma nomination arrive dans un contexte qui nous est plutôt favorable. Nous avons pu lever les 2 millions d’euros qui restaient en suspens. Ils étaient en cours de négociation dans notre premier tour d’investissement.

Qu’est-ce que le fait de cibler cloud va changer par rapport à l’offre initiale SkySQL ?

Nous sommes dans une phase de croissance, avec la nécessité de récupérer toujours plus de personnel pour le support. Avec le cloud, nous prévoyons un volume d’affaires plus important, mais sur une échelle de support qui est moins importante que sur le service pur. Nous rencontrons aujourd’hui beaucoup d’organisations qui sont en manque de bases de données, mais qui en éprouve le besoin. Le « Database as a Service » nous permettra de croître en étendant la capacité de service que nous proposons à plus d’organisations. Et donc d’accélérer la croissance que nous rencontrons actuellement.

Comment réagissez-vous face au NoSQL et au Big Data ?

Nous évoluons vers la fusion du SQL et du NoSQL, déjà historiquement dans notre offre, afin de démontrer encore plus la capacité de SkySQL dans le cloud. Nous voyons encore beaucoup de potentiel à développer la performance et la sécurité de MySQL et de MariaDB en prenant en compte les besoins des utilisateurs.

À suivre, la seconde partie de l’entretien.


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