Paul Dominjon (Symantec) : « La localisation de l’information devient plus difficile à suivre »

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Symantec Digital Information Index

Le nouvel index de Symantec dédié à la mobilité de l’information montre que cloud et mobilité obligent à repenser la manière de sécuriser les données de l’entreprise.

« L’arrivée du cloud fait que les usages changent, les usages de terminaux personnels font que la localisation de l’information devient plus difficile à suivre. C’est ce qu’on cherche à illustrer ici », explique Paul Dominjon, responsable stratégie solutions pour Symantec EMEA, en présentation du premier State of Information Report/Digital Information Index de l’éditeur.

Après les études States of cloud, Data center et Mobility, Symantec propose aujourd’hui une nouvelle approche pour localiser les informations de l’entreprise, pays par pays, afin d’aider les directions informatiques et les responsables de la sécurité du système d’information « à voir ce qu’il se passe et comment limiter les risques ».

A l’échelle de la planète, l’étude présentée ce 20 novembre révèle que 46% des informations sont stockées à l’extérieur du pare-feu de l’entreprise en moyenne, essentiellement sur les terminaux mobiles smartphones, tablettes et PC. Un taux qui s’élève à 53% pour les PME. Mais des disparités importantes existent selon les régions.

Les pays émergents champions des données extérieures

Ainsi, dans les pays émergents, les données stockées à l’extérieur du datacenter de l’entreprise constituent une large majorité : 83% en Inde, 60% en Chine, 60% à Singapour. Contre 47% en Europe (EMEA, dont 39% en France), 32% aux Etats-Unis, 16% en Russie (un chiffre surprenant).

De même, alors qu’on accède aux informations depuis l’extérieur de l’entreprise pour 46% en France (la moyenne pour l’EMEA) et 47% pour l’Amérique du Nord, ces taux s’élèvent à 67% au Brésil, 55% à Hong Kong (mais 46% en Chine), 68% en Inde, 63% à Singapour.

« Alors qu’en Occident nous sommes encore protectionnistes sur la réglementation, explique Paul Dominjon, dans les pays émergents c’est le business qui prime, avec moins de réglementation et, donc, beaucoup de données en dehors des frontières de l’entreprise. » De plus, l’historique des applications des dix dernières années fait que l’adoption du cloud est un peu plus différée en France, ajoute le responsable.

Symantec Digital Information Index
Les données stockées à l’extérieur de l’entreprise dominent dans les pays émergents (source Symantec).

Si le cloud et la mobilité induisent de nouveaux usages qui permettent d’améliorer le travail des salariés, la prolifération des smartphones, puis des tablettes avec leurs applications dédiées déclenche toujours plus d’extractions qui génèrent des informations stockées en externe sur les terminaux. « Une source d’inquiétude pour la RSSI face à la difficulté de contrôler et gérer les tablettes », souligne le porte-parole de Symantec.

Trois outils pour sécuriser la mobilité de l’entreprise

Une question que l’éditeur viendra illustrer demain, mercredi 21 novembre, dans le cadre du DSI Symposium d’IDC. « Nous illustrerons la bataille entre la DSI, qui s’attache à la sécurité du cloud, et les utilisateurs, toujours plus mobiles, à travers des scénarios d’usages », annonce Paul Dominjon. Et présenter les outils de Symantec pour répondre aux inquiétudes des DSI.

L’éditeur en propose trois :

  • O3 pour la gestion des terminaux, mobiles (MDM) ou non, avec les services de gestion à distance à travers le cloud de Symantec ;
  • Application Center pour sécuriser les données de l’entreprise (issu de l’acquisition de Nukona en mars 2012);
  • et Mobile Security, l’offre de sécurité « traditionnelle » pour les terminaux mobiles sous Android et Windows.

« Les trois sont complémentaires, assure le dirigeant, cela offre une suite technologique autour de la mobilité pour gérer les terminaux, les applications et les données afin de répondre à un écosystème un peu différent. »

Côté terminaux, et particulièrement les tablettes, Paul Dominjon nous précise que, à ce jour, « le plus gros de la demande porte sur l’iPad, mais comme iOS est un système fermé, certains clients regardent Android ». En revanche, il ne constate pas encore de demande sous Windows 8, « même si les appareils sont séduisants. Mais le cœur du problème, c’est l’application donc la taille de l’appstore ». Et en la matière, Microsoft a un sérieux train de retard sur ses concurrents.


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