Payés pour débusquer les pirates au cinéma

Sécurité

L’industrie du film outre-Atlantique a décidé d’adopter une nouvelle méthode pour contrer les pirates du cinéma et pas ceux des Caraïbes. Des récompenses substantielles vont être distribuées aux employés de cinéma qui attraperont en flagrant délit des pirates dans les salles obscures.

Ce 21 juin l’association MPAA, représentant les studios des majors, et la NATO, association nationale des propriétaires de cinéma aux Etats-Unis, ont révélé leur programme «

Anti-Camcording Rewards». Le terme ‘camcording‘ signifie l’enregistrement illégal d’un film projeté dans une salle de cinéma publique par une caméra vidéo numérique. Un film ainsi piraté s’appelle dans le monde du téléchargement un «screener » Selon le porte-parole de la MPAA, le ‘camcording’ est devenu une vaste source de piratage. La majorité des films disponibles, en piratage sur Internet, émanerait de cette technique. Les films sont enregistrés durant les premiers jours suivant leur sortie. Il suffit ensuite aux pirates de les distribuer sur le Web par tous les moyens possibles, essentiellement en mode ‘peer-to-peer’. Dans les pays asiatiques, on retrouve ces mêmes copies au coin des rues et au fond des échoppes, vendues sous le format de DVD pirates. En 2003, la MPAA a saisi quelque 52 millions de disques à travers le monde, représentant une valeur de 3,5 milliards de dollars. C’est pourquoi aujourd’hui cette association a créé ce programme. Le montant des récompenses reste à la discrétion de la MPAA: il variera selon les cas. Enfin, le président de l’association NATO a déclaré que les employés de cinéma étaient de plus en plus vigilants face aux personnes qui introduisent subrepticement des caméras dans les salles. Il a aussi prédit que ce programme incitera encore plus les employés à prendre des actions contre les pirates et aidera l’industrie du cinéma à se protéger de ce fléau. -Au fait, et si c’était les employés des salles de ciné eux-mêmes qui filmaient en cachette? Stéphane Ziliani / iSecurelabs.com (c)


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