Peer Factor vous paie pour pirater le Peer-to-Peer !

Sécurité

Une association française se propose de rétribuer des internautes s’ils inondent de faux fichiers les réseaux d’échange gratuits. L’appât du gain, ça marche?

Pour lutter contre le piratage, l’association française RetSpan a eu l’idée d’utiliser les mêmes armes que les pirates, à savoir les réseaux d’échange de ‘peer-to-peer’ (Kazaa, eMule…).

Le principe de ce projet baptisé peerFactor est de rémunérer des internautes pour diffuser de faux fichiers au sein de ces réseaux. L’utilisation des “fakes” n’est pas nouvelle. Les maisons de disque tentent depuis quelques années de parasiter le P2P avec cette méthode. Mais sans beaucoup de succès. En rémunérant des internautes, Retspan pense avoir un pouvoir de nuisance beaucoup plus puissant grâce au nombre de sources très important. Une fois téléchargés par l’utilisateur leurré, ces faux fichiers (films, musique ou programmes) renvoient vers un site internet où il sera possible d’acheter “en toute légalité” le produit. A chaque fois qu’un internaute sera redirigé vers ce site ou chaque fois qu’il achètera lègalement le produit, le membre de PeerFactor à l’origine de cette action sera rétribué, explique le site de l’association. La fameuse commission est de 5 centimes d’euro par redirection. Toujours le site, on peut lire un exemple où un membre gagne 125 euros en un mois. Le principe a évidemment scandalisé les nombreux utilisateurs de P2P et les internautes qui ne sont pas tous des pirates assoifés de contenus gratuits. Une promesse de rétribution Mais selon RetSpan, l’initiative n’aurait pas d’autre but que de protéger les artistes et de proposer une nouvelle alternative à la lutte contre le piratage. Peut-être. Mais l’opération surfe surtout sur l’appât du gain et risque de liguer des internautes les uns contre les autres. Selon RetSpan, plus de 400 personnes se sont déjà inscrites depuis le début du mois.


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