Perte de données : Devicelock s’attaque au marché français

Sécurité

L’éditeur russe part du constat que la majorité des pertes de données sont dues à l’élément humain. Après la Russie, l’Allemagne et l’Italie, l’éditeur tente de conquérir les entreprises françaises

C’est après avoir enregistré des résultats financiers satisfaisants que l’éditeur de logiciels de contrôle de terminaux informatiques Devicelock a décidé d’adopter une nouvelle stratégie internationale. Selon l’éditeur, 2008 aurait vu ses ventes grimper de 26%, des objectifs atteints malgré un contexte tendu.

Si actuellement, la société explique équiper 3 millions de postes à travers le monde, elle cherche à toucher plusieurs types de clients. En se liant au distributeur Athena Global, l’éditeur russe créé en 1996 dévoile une partie de sa stratégie. Thierry Cossavella, responsable général d’Athena Global Services commente : “Les professionnels ayant des obligations de sécurité comme les médecins ou les avocats pourraient être intéressés par la sécurisation des points de sortie de leurs postes. Les PME et PMI sont aussi intéressantes mais le cœur pourrait bien être les grands comptes“. Sans citer les premiers clients, la société annonce avoir d éjà signé avec de grands établissements bancaires en vue de leur équipement.

L’axe de la réflexion de la société repose notamment sur une étude d’octobre 2008 baptisée “CSI Computer Crime and Security Survey” du Computer Security Institute. Le rapport explique que 44% des pertes d’informations ont été provoqués par des actes internes de malveillance.

Le responsable du développement commercial de Devicelock, Alexei Lesnykh, conclut : “Concernant l’impact négatif sur l’activité, approximativement l a moitié des pertes encourues par les entreprises est due à des i ncidents internes en 2008“. De même, bien souvent ces pertes sont le fait d’employés qui quittent leur société. Dans un contexte de crise, la tendance pourrait s’amplifier…

Devicelock, bientôt en version 6.4 à la fin du mois de mars, concentre donc ses efforts sur une nouvelle couche de sécurité en élaborant un contrôle sur tous les supports externes, les imprimantes et les terminaux mobiles. Le soft permet de pouvoir éditer les paramètres en conférant des droits aux administrateurs. La tâche est extensible dans la mesure où les professionnels vont pouvoir gérer les droits au choix (avec consentement des employés) pour tracer les tâches effectuées par chacun. Utile pour retrouver la source d’une infection.

Partant du constat qu’il est plutôt simple d’utiliser des périphériques amovibles ( clés USB Flash, appareils mobiles personnels, smartphones…) pour piller des informations financières et personnelles, DeviceLock tente donc de garantir un contrôle d’accès aux ports locaux des stations de travail.

La solution est disponible seulement pour l’univers Windows (de 2000 à Vista) et attend d’élaborer plus de tests pour intégrer Windows 7 dans sa suite. Devicelock sera proposé sur un tarif de base de 31 € par poste. Le prix de la maintenance devant alors s’ajouter (30 euros).

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