Pfizer invite ses 90 000 salariés à faire une croix sur BlackBerry

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Face à l’avenir incertain de BlackBerry, Pfizer presse ses salariés utilisateurs des smartphones du Canadien de migrer sur Android ou l’iPhone. Et le laboratoire pharmaceutique est loin d’être un cas isolé si on se fie aux chiffres des analystes.

Nouveau coup dur pour BlackBerry. Pfizer, l’un des plus gros laboratoires pharmaceutiques mondiaux, recommande à ses salariés de laisser tomber les terminaux du constructeur canadien. L’information, révélée par Bloomberg, s’appuie sur une note interne de l’industriel du médicament.

Pfizer entend, à terme, ne plus supporter les technologies BlackBerry et invite ses quelque 92 000 salariés dans le monde à se tourner vers l’iPhone ou un terminal Android à l’occasion du renouvellement de leur smartphone. On notera que les Lumia de Nokia sous Windows Phone ne sont pas cités par Bloomberg, en raison, peut-être, d’une part de marché encore insuffisante (même si celle-ci est en progression en Europe).

Mauvaises nouvelles en série

« En réponse à la baisse des ventes, [Blackberry] est dans un état instable, souligne le mémo obtenu par l’agence de presse. Nous recommandons que les clients de BlackBerry planifient leur migration vers un nouveau terminal à l’expiration normale de leur contrat. » Pfizer aurait d’ailleurs préparé un plan de secours interne au cas où le constructeur canadien cesserait soudainement son activité.

Ce doute sur l’avenir de la société est alimenté par les résultats inquiétants de Blackberry (avec une perte de près d’un milliard de dollars au dernier exercice), une part de marché des terminaux mobiles en chute libre sous les 2% (lire : Lenovo talonne Apple sur le marché des smartphones) et une stratégie de développement pour le moins floue après son rachat raté (lire : Blackberry renonce à se vendre… et à son Pdg). Une situation inquiétante que John Chen, le nouveau Pdg du groupe, tente de relativiser (lire : John Chen confiant sur l’avenir de Blackberry).

Les analystes pessimistes

Une vision optimiste que ne partagent pas les analystes. Début octobre, à l’Interop de New York, Philip Clarke, du cabinet Nemertes Research, soulignait que 29,4% des entreprises avaient mis fin à leur support des terminaux BlackBerry, que près de 12% prévoyaient de le faire avant la fin de l’année. Selon le même analyste, près de 30 % supplémentaires y réfléchiraient. Au total, plus de 70% des organisations professionnelles envisageraient ainsi de se passer des services de BlackBerry. Fin septembre, c’est le cabinet Gartner qui recommandait à ses clients de chercher une alternative à l’offre du Canadien (lire : La lettre ouverte de Blackberry ne convainc pas le Gartner).

Le mémo, non public, de Pfizer applique donc directement ces recommandations qui n’augurent rien de bon pour l’avenir de BlackBerry.


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