Picard fond pour le stockage flash de Pure Storage

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Le spécialiste des aliments surgelés était à la recherche de performance pour sa solution de BI sur SAP. En choisissant la baie flash de Pure Storage, Picard salue la vitesse et la simplicité de cet équipement.

En allant acheter vos surgelés chez Picard, vous ne soupçonnez pas tous les traitements qu’il y a derrière votre achat. Le groupe comprend 920 magasins et 4 500 salariés dans différents pays (Belgique, Italie, Suède). Quotidiennement, cette structure produit un certain volume de données issues des points de vente. Ces informations sont ensuite centralisées dans un datawarehouse pour être analysées par une solution de BI en l’occurrence SAP BW. Tout ceci fonctionne sur un cluster Oracle. « Nous nous servons de l’ERP SAP et de la partie BI pour élaborer nos campagnes commerciales et nos analyses après-ventes », souligne Ismael Simoes, responsable infrastructure et sécurité, à la DSI de Picard. Or, la montée en puissance de cet outil a vite trouvé ses limites en matière de performance.

Analyse des solutions du marché

« Il y avait une barrière de performance sur les baies de stockage », souligne le responsable. La question a donc été posée de trouver une solution pour améliorer la performance du stockage. « Nous avons regardé différentes solutions de stockage, en sachant que les problématiques de la performance ne sont pas liées au stockage, mais proviennent plutôt des utilisateurs, les quantités de données ne sont jamais les mêmes », assure Ismael Simoes.

Un des premiers axes était de passer par l’existant, c’est-à-dire des baies 3Par avec « des mises à jour ou l’ajout de SSD, mais le coût du rajout devient très vite onéreux ». Car au total, le responsable estime « une capacité entre 2 et 3 To pour être tranquille, mais cela représente des coûts qui explosent entre les disques et les licences ». Autre solution regardée, des cartes accélératrices flash comme celles proposées par Fusion-IO. « Il s’agit de solutions très performantes à l’usage, mais on ne peut pas l’utiliser pour du stockage partagé », explique le dirigeant.

Séduit par la performance et les ratios de compression

C’est finalement un peu par hasard et grâce au bouche à oreille qu’Ismael Simoes a découvert Pure Storage. « Sur le papier, cette solution montrait des rapports de performance et de compression intéressants. Nous avons regardé aussi le coût au m², ainsi que le coût au To qui était bon. » A l’été 2013, Picard s’engage donc dans un modèle try & buy avec une baie Pure Storage. Sur la partie compression, un ratio de 1 sur 2 était annoncé pour la base Oracle sur laquelle tourne la BI SAP. « On a eu une bonne surprise avec un ratio de réduction des données 4 sur 1 sur l’environnement Oracle », s’exclame-t-il.

Face à ce résultat, l’entreprise va aller plus loin. « On va faire un test sur l’ERP avec la volonté d’aboutir à un ratio de 4,2 sur 1. » Sur la partie performance, le responsable précise que « le gain n’est pas linéaire et cela dépend selon l’usage. A minima, il y a 30% de performance en plus, mais on peut atteindre jusqu’à 70 à 80% selon le type d’applications métiers ». En plus des gains de productivité, Picard consolide son espace de stockage avec une réduction importante de l’espace au sol.

Une intégration rapide et une utilisation simple

Autre point de satisfaction, la simplicité d’installation et d’usage des baies Pure Storage. Sur l’intégration, Picard a fait appel à Antemeta, spécialiste du stockage et distributeur des produits Pure Storage. « L’intégration s’est bien déroulée avec un bon setup sur du Fiber Channel, de la présentation des volumes historiques à la baie de stockage. La migration logicielle vers la solution s’est faite application par application sans réplications de données », constate Ismael Simoes. Sur le plan technique, la firme spécialiste des aliments surgelés est partie sur deux baies FA 420 pour un total de capacité de 8 To. Il évoque la possibilité d’évolution en rajoutant de la capacité à chaud sans interruption de services. Le responsable salue la rapidité d’intégration « environ une demi-journée et une heure de formation ». Il a même trouvé une documentation cachée sur le site du constructeur « sur l’optimisation des IO, la présentation des volumes, etc ».

Au final, Ismael Simoes est un responsable heureux, il avoue qu’« en gagnant en performance, le dialogue avec les métiers à changé et que les équipes techniques sont plus motivées ». Il veut témoigner de son expérience aussi pour dire aux autres DSI de ne pas avoir peur « d’aller vers le stockage flash », de briser la glace en quelque sorte…

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