Piratage : la BSA promet 1 million de dollars aux délateurs

Régulations

La Busines Software Alliance poursuit sa politique basée sur la délation et
augmente ses primes

La BSA ne prend pas de gants avec la morale et continuer à jouer sur les instincts les moins recommandables pour parvenir à ses fins. L’association qui réunit les grands noms du logiciels et dont l’objectif est de lutter contre le piratage en entreprises avait déjà choqué en promettant 200.000 dollars à toute personne capable de lui fournir des renseignements sur des cas importants de piratage aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, la BSA va plus loin et porte la prime à 1 million de dollars jusqu’en octobre prochain. Elle espère que l’appât aiguisera l’appétit de délateurs (appelés pudiquement ‘transmetteurs d’informations utiles sur des actes de piratage’) présents dans les entreprises américaines qui utilisent massivement des logiciels sans en avoir payé les licences.

Pour autant, il s’agit d’abord et avant tout d’une formidable campagne de communication. La BSA a profité de cette annonce pour rappeler une nouvelle fois que le piratage était une plaie pour les économies nationales en avançant toujours les mêmes données invérifiables de pertes de PIB ou d’emplois.

Car il semble que l’association promet beaucoup mais distribue peu. Les cas de primes versées aux délateurs semblent rares et bien inférieurs aux 200.000 dollars promis. Il faut dire que la prime dépend du montant du dédommagement versé par l’entreprise fautive lors de la signature d’un règlement à l’amiable. Curieusement, la BSA ne communique pas beaucoup sur ces cas de primes alors que 22 millions de dollars aurait été récupérés via des accords avec des entreprises prises la main dans le sac.


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