Plug-ins : Chrome débranche la prise

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Google Chromebooks Malaisie (crédit photo © Google)

La fin des greffons dans le navigateur web Google Chrome est annoncée. Par fin il faut toutefois comprendre celle des plug-ins NPAPI (l’API Netscape), l’approche PPAPI restant supportée. Explications.

L’annonce fait du bruit dans le monde des webmasters : Google Chrome, premier navigateur web du marché, va abandonner le support de la NPAPI (Netscape Plug-in API), qui lui permet d’utiliser des greffons comme Flash, Java ou Silverlight.

À partir de janvier 2014, Chrome commencera à bloquer l’utilisation des plug-ins NPAPI. D’ici la fin de l’année prochaine, le blocage sera complet, y compris sur le Chrome Web Store, où les applications web utilisant des greffons seront retirées. En entreprise, l’utilisation des greffons NPAPI restera permise, via l’utilisation d’une liste des plug-ins autorisés.

Google avance des problèmes de consommation de ressources, de plantages et de sécurité pour mettre à la retraite la NPAPI. Mozilla fait de même et compte ne plus lancer ces modules au chargement d’une page web (une action de la part de l’utilisateur sera requise). La version « Modern UI » d’Internet Explorer s’éloigne elle aussi des greffons. Bref, le mouvement semble général.

Flash sauvé, pour le moment

Général, mais de façade. Flash est en effet toujours présent dans IE… et le sera aussi dans les prochaines versions de Chrome. En effet, ce dernier conservera la compatibilité avec la PPAPI, une autre architecture permettant de créer des greffons. À ce jour, certaines offres, comme Flash et Native Client, s’appuient justement sur ce modèle.

Adobe Flash devrait donc continuer à être supporté pendant un certain temps. Chose d’autant plus logique que son retrait rendrait inutilisable un bon nombre de sites web, cette solution étant encore populaire sur la Toile, quoiqu’en perte de vitesse.

Reste qu’avec l’absence des greffons dans les versions mobiles des navigateurs web, cette approche semble promise à une fin prochaine. Personne ne s’en plaindra… sauf les webmasters, qui ont du pain sur la planche pour assurer cette mise au rebut.

Crédit photo : © Google


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