Pôles de compétitivité : le gouvernement propose 1,5 milliard d’euros

Régulations

Finalement, l’enveloppe pour le développement de pôles de compétitivité dans l’Hexagone va être doublée. C’est du moins ce que vient d’annoncer le comité interministériel d’aménagement du territoire qui s’est réuni ce mardi à l’hôtel Matignon

A quand une “Silicon valley” à la française! Ce fantasme récurent du gouvernement est en passe de devenir une réalité.

Parmi les pôles sélectionnés, l’accent a été mis sur la vocation internationale du projet. Une quinzaine a déjà une vocation et une renommée mondiale et 52 projets ont plutôt une ambition nationale et régionale. C’est un compromis entre deux visions. Celle du ministre d’État, Nicolas Sarkozy qui défendait l’idée d’une “l’option territoriale” c’est à dire le développement équitable de tout le territoire et l’option défendue par le premier ministre Dominique De Villepin de “compétitivité de la France” pour “éviter le risque d’un saupoudrage des aides diverses” a-t-il précisé. Sur les cent cinq dossiers présentés, le gouvernement a finalement retenu 67 dossiers qui se partageront l’enveloppe. La somme que ces dossiers se partageront sur une durée de trois ans a été doublée afin de ne pas casser le mouvement déjà engagé par les régions visées. Parmi ses 67 projets, 9 s’intéressent au secteur du multimédia et de l’informatique, et 8 concernent l’électronique, la photonique, et les logiciels complexes. Toutes les régions ont déposé des dossiers. La principale étant la région Rhône-Alpes avec 19 dossiers, suivie de la région Poitou-Charentes avec 15 projets et de l’Île de France avec 14. La création de ses pôles n’est pas le fruit du hasard. L’ambition du gouvernement est de relancer la croissance, permettre le renouvellement de l’offre industrielle du pays qui doit rester solide face à la concurrence, regagner des marchés forts, et réduire les délocalisations qui appauvrissent le pays. Au point de vue du financement, il se fera principalement par des ressources de privatisation. D’ici à 2008, le milliard et demi proviendra de différentes sources. Selon le Figaro, 300 millions proviendront des exonérations de charges sociales pour les chercheurs, 400 millions de crédits d’État et 800 millions de grandes agences (exemple: la caisse des dépôts). La liste des 52 projets à “vocation davantage nationale et régionale” est disponible à cette adresse: http://www.fr.news.yahoo.com/050712/202/4hzf8.html


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