Pourquoi Apple suprime 5000 applications coquines de l’App Store

Régulations

Toutes, ou presque, les applications de l’iPhone à contenu «explicitement sexuel» seraient bannies de l’App Store.

Apple fait le ménage dans son AppStore. A en croire de nombreuses informations de presse, le géant américain Apple aurait décidé de supprimer pas moins de 5.000 applications déplaisant à la firme.

Selon des sites tels que Lemonde.fr, le Wall Street Journal ou encore Techcrunch, des applications à caractère érotique disponibles sur l’iPhone seront prochainement retirées de l’AppStore. L’information provient d’une alerte qu’aurait envoyé Apple aux développeurs d’applications leur expliquant un bannissement prochain.

Selon le développeur Jon Atherton, auteur de l’application Wobble, ces 5000 applications ont, pour la plupart, un caractère érotique. Selon lui, les critères retenus par la firme sont très larges à savoir l’interdiction des femmes en bikini, ou encore la «suppression de suggestions des parties du corps féminin... ». Sauf que les applications similaires issues de médias à grande visibilité, tels Playboy ou Sports Illustrate, ne sont paradoxalement pas concernées par le ménage de printemps d’Apple. La raison? La popularité du média rendrait moins offensant un contenu explicite qu’avec une application indépendante, selon les explications données par Phil Schiller au New York Times.

Contactés par nos soins, les responsables d’Apple France n’ont pas encore réagi à cette information. Pourtant, selon l’AFP, un porte-parole d’Apple a déclaré que « à chaque fois qu’Apple reçoit des plaintes de clients sur un contenu contestable, nous les examinons. Si nous estimons que ces applications présentent des contenus qui ne sont pas décents, nous les supprimons et demandons au programmeur de procéder aux changements requis pour pouvoir être distribués par Apple ».

Reste qu’il est étrange qu’Apple veuille supprimer des applications a posteriori de son AppStore puisque ces dernières sont soumises à validation de la firme à la pomme. Demeure donc la question des mises à jour. Nul ne sait si Apple possède la main sur les mises à jour des applications qui pourraient ainsi évoluer d’un contenu anodin vers un contenu à destination d’un public adulte.

La question reste donc en suspens d’autant que les citriques commencent à se demander pour quel motif Apple « filtrerait » du contenu pour un public adulte. La pomme aurait-elle peur de mûrir ?


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