Power On Demand ? ‘Ca ne marche pas !’ dit-on chez Bull

Régulations

Jean-Louis Lahaie, directeur du projet Tera 10 de Bull, reste circonspect sur le marché de la fourniture à la demande de ressources de calcul

Le Power On Demand, ça ne marche pas“, affirme Jean-Louis Lahaie, le directeur du projet Tera 10 chez le constructeur européen Bull. Déclaration surprenante, la fourniture à la demande de ressources de calcul est pourtant devenue un cheval de bataille pour IBM, HP ou même Sun ! Pour Bull, il n’y a pas encore de vrai marché du calcul à la demande. En particulier parce que les entreprises rechignent à confier leurs secrets à des systèmes extérieurs, fussent-ils gérés par de grandes marques d’informatique. Surtout lorsque ces systèmes sont fédérés et que l’entreprise ignore qui calcule en parallèle. Les offres en cours seraient plutôt liées à la mise à disposition de matériel acquis par l’entreprise mais exploité dans le centre du constructeur, qui en assure la maintenance. Ou alors, l’activation de processeurs inactifs, donc non facturés, sur des configurations de serveurs multiprocesseurs installées chez le clients en vue de traiter les pics de besions de ressources et de traitement. Mais comme le souligne Jean-Louis Lahaie, dans ce cas l’activation n’est jamais réversible? Reste la nécessaire collaboration dans la recherche et entre les universités. Dans ce cas, le ‘On Demand’ prend toute sa dimension, du cumul de puissance en centralisant les ressources, à la réduction des coûts par la mutualisation de ces ressources. Mais ici, nous sommes plutôt dans une démarche communautaire,nécessaire mais qui se met seulement en place. Pour Bull, le ‘Power On Demand’ reste donc en devenir et n’a pas fait ses preuves.


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