Près de 20% des téléphones vendus sont des smartphones

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Le succès des smartphones génère des inquiétudes sur le modèle économique du réseau. Et, selon ABI Research, le secteur sera confronté à une concentration des plates-formes.

Les smartphones constituent le nouveau levier de développement des constructeurs et des opérateurs. C’est vrai pour Apple qui a basé sa stratégie iPhone sur ses caractéristiques de terminal mobile Internet et les applications associées, tout comme pour les constructeurs qui ont adopté massivement l’OS Android (HTC, LG, Samsung, Motorola, Sony-Ericsson…). Nokia a également amorcé son virage smartphone avec plus ou moins de bonheur et qui se concrétise avec le développement de Symbian 3 et la sortie des N8, C7 ou encore C5-03. De son côté Microsoft a décidé de repartir de zéro avec Windows Phone 7 pour mettre en oeuvre une nouvelle stratégie de conquête du marché mobile. BlackBerry, enfin, intègre l’Internet mobile sur ses terminaux à travers les services de messageries et d’application de réseaux sociaux les plus populaires.

Le dynamisme des constructeurs/éditeurs s’en ressent dans les ventes. Selon ABI Research, 19 % des téléphones vendus au second trimestre sur le territoire américains étaient des smartphones. Soit une augmentation de 12 % par rapport au premier trimestre et de 50 % comparé au même trimestre en 2009. Des chiffres inespérés dans la mesure ou la société d’étude estime que 10 % de hausse trimestrielle est généralement considérée comme excellent sur le marché.

A lui seul, Apple a vendu 8,4 millions d’iPhone dont 3 millions d’iPhone 4, pourtant commercialisé à la fin du deuxième trimestre (mais qui se ressentira au troisième avec une hausse de 68 %). Avec 5,3 millions d’unités, HTC se défend bien notamment en regard des 3,3 millions d’appareils vendus au premier trimestre. Et même si RIM n’a pas profité, sur la période, du lancement de son nouvel OS (BlackBerry OS 6 dont bénéficie notamment le Torch 9800), il a néanmoins distribué 11,2 millions de téléphones contre 10,5 millions le trimestre précédent. Nokia est, rappelons-le, absent des Etats-Unis.

Ce succès grandissant s’explique notamment par la chute des tarifs des terminaux. Pour l’analyste Michael Morgan, le prix ne constitue plus un obstacle, désormais, d’autant que les terminaux sont généralement subventionnés par les opérateurs. En revanche, « l’un des principaux obstacles restant à l’adoption des smartphones sur les marchés subventionnés est maintenant le coût de la gestion des données plutôt que le coût du combiné ». Selon le cabinet d’analyse, la masse de smartphones connectés aux Etats-Unis, particulièrement les iPhone et Android, génèrent des inquiétudes sur le réseau qui, du coup, vide la valeur autour de l’écosystème des smartphones.

Une situation qui ne pourra pas durer, selon ABI Reseach. « Le marché explose, souligne Michael Morgan, mais il y a tant d’acteurs et de nombreux systèmes d’exploitation que la question devient: ‘La structure du marché est-elle durable?’ La plupart des observateurs affirment que non; elle doit se résumer à trois ou peut-être quatre systèmes d’exploitation clés. » Reste à savoir qui seront les survivants. La bataille promet d’être rude.


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