Public-Idées, l’affiliation à la française

Régulations

Nouvelles sociétés françaises sur le marché très concurrentiel de l’affiliation, Public-Idées a lancé son offre voici quelques semaines, avec un objectif “qualité”

Profitant de la croissance de la publicité sur Internet, avec une très forte progression de l’affiliation, Public Idées, nouvel acteur français, s’est ouvert à la mi juin. Pour Sylvain Gross, directeur général et fondateur, c’est l’ambition de répondre à la frustration du marché en proposant une offre qualitative qui a conduit à cette création.

Y a-t-il de la place pour un nouvel acteur ? Probablement oui, le marché de l’affiliation est en train d’éclater avant de se consolider. Mais surtout selon Sylvain Gross “les clients sont dans l’attente d’innovations sur les plates-formes. Ils ont envie de changer leur démarche publicitaire“. L’éditeur fait le constat de l’état de “frustration” chez les annonceurs : tout d’abord, “un excèdent de techniques dans le développement des logiciels des plates-formes, plutôt orientées vers les chiffres que vers la prise de décision“. La seconde frustration porterait sur l’optimisation des publicités. Dès l’origine très orienté vers les flux XML, Public-Idées entend “travailler avec les clients sur leurs catalogues de produits, en proposant du contenu dynamique et ‘contextualisable’ par rapport au site de l’affilié“. L’affiliation est un marché qui a trouvé son public. Pour preuve la multiplication des personnes qui cherchent à faire de l’affiliation sans site, c’est-à-dire à profiter des revenus proposés par les annonceurs, en acquérant des mots-clés sur les plates-formes afin de drainer les internautes vers des sites Web partenaires de l’acquéreur. Cette dérive n’est pas nouvelle, même si dans la démarche il peut paraître paradoxal qu’un affilié cherche à ne pas avoir de site ! En contrepartie, les annonceurs font preuve aujourd’hui d’une forte attente de qualification des réseaux. Deux conceptions de l’affiliation s’affrontent alors, les grands acteurs qui misent sur des réseaux étendus, et pas toujours très qualifiés. Et à l’inverse, des acteurs comme Public-Idées, qui entendent qualifier fortement leurs réseaux d’affiliés. La plate-forme du nouvel acteur français se veut donc “orientée vers le client“, avec à ce jour un réseau limité de 3000 sites, mais qu’il entend développer, tout en le qualifiant par “une démarche d’études de l’audience en interrogeant la fréquentation“. L’origine du fondateur de Public-Idées, son expérience de conseil en études de marchés, légitiment bien cette volonté de qualifier le réseau d’affiliés avec des critères plus personnalisés. Ce qui devrait “permettre aux annonceurs de disposer de critères de tri permettant un ciblage précis de l’affichage de leur publicité“. L’objectif de Public-Idées est tout simple mais ambitieux: “devenir la référence en matière d’affiliation sur le marché du voyage“. Mais aussi se présenter comme un “moteur d’innovation” en proposant de nouveaux formats de diffusion. Enfin, nouvel arrivant sur un marché très concurrentiel, l’éditeur a adopté une démarche tarifaire qui privilégie le réseau d’affiliés, qui pourraient y trouver une rémunération plus intéressante. Voyage-SNCF (campagne privée) et Opodo (vacances) figurent parmi les premiers clients séduits par une plate-forme qui se veut innovante.


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