Pure Storage tend vers l’hyperconvergence en tant que service

Il y a du nouveau sur la page de présentation de Pure-as-a-Service. On y trouve, depuis ce 24 novembre, des informations tarifaires.

C’est la première fois que Pure Storage affiche des prix publics pour cette offre dont les origines remontent à 2017.

L’initiative va de pair avec une refonte du catalogue. La partie stockage bloc comprend désormais quatre niveaux de service : Capacity, Performance, Premium et Ultra.

Le niveau Capacity requiert de réserver au minimum 200 To. La documentation annonce :

  • une latence de 3 à 5 ms ;
  • un minimum de 100 IOPS par To exploité* ;
  • des débits maximaux de 3,2 Go/s en lecture et 1,4 Go/s en écriture.

Les trois autres niveaux garantissent une latence sous la milliseconde, pour des débits maximum de 18 Go/s en lecture et 6,5 Go/s en écriture. On peut y accéder à partir de 50 To de capacité.

  • Performance : minimum 300 IOPS/To
  • Premium : minimum 1 000 IOPS/To
  • Ultra : minimum 2 000 IOPS/To

Les niveaux Premium et Ultra sont aussi accessibles dans le cadre de l’offre de stockage unifié (bloc + fichier).

Le schéma ci-dessous résume la structure de Pure-as-a-Service.

Le stockage bloc est disponible sur AWS et Azure.

FlashStack aussi

Une autre offre passe, en parallèle, au « as a service » : FlashStack. Elle associe les baies de Pure Storage aux serveurs et aux switchs de Cisco. Les revendeurs partenaires des deux groupes proposeront, en complément à la base stockage, diverses options de connectivité et de calcul.

Le modèle sur abonnement n’est pas encore majoritaire dans l’activité de Pure Storage. Sur son dernier trimestre fiscal (achevé le 1er novembre et marqué par l’acquisition de Portworx), la firme californienne en a tiré 136,1 millions de dollars (+ 29 % d’une année à l’autre). Soit environ un tiers de son chiffre d’affaires… en recul (-4 %, à 410,6 millions de dollars).

Les offres sur abonnement affichent pour le moment un ratio « coût sur revenus » moins favorable que pour les offres « traditionnelles ». Difficile par ailleurs, du moins à première vue, de déceler un effet positif sur la marge brute. Laquelle chute de près de 3 points, sous les 70 %.

* Les valeurs de densité I/O se fondent sur 70 % d’opérations de lecture, avec une réduction moyenne de 4:1 et des I/O de 16 Ko. Les débits se basent quant à eux sur des blocs de 512 Ko.

Illustration principale © Pure Storage

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