Quaero, le moteur de recherche européen, vise Google

Régulations

Jacques Chirac a une nouvelle fois apporté son soutien à ce projet franco-allemand

Quaero: derrière ce nom très latin se dessine le projet européen d’un moteur de recherche Internet multimédia. Lors d’un discours à Reims, le président de la République Jacques Chirac a une nouvelle fois évoqué le sujet. Il s’agit de doter l’Europe d’un outil comparable au géant Google. Le projet sera piloté par la toute nouvelle Agence pour l’Innovation Industrielle (AII), installée mardi par le président de la République (lire notre article). Elle recevra en septembre la candidature de quatre projets franco-allemands. Quaero aura pour principales applications l’aide à la création et la production audio, vidéo, texte et image, l’archivage et la préservation du patrimoine multimédia, la création de bibliothèques numériques, des services de recherches multimédias, des services de transcription et de traduction et la protection et la surveillance de contenus, indique le dossier de presse. Le développement de ce projet sera réalisé conjointement par des réseaux de recherche publique et d’acteurs industriels, dont Thomson, Deutsche Telekom et France Télécom. Les trois autres projets franco-allemands concernent les réseaux multimédias du futur, l’imagerie moléculaire à très hauts champs

“pour mieux comprendre et soigner les maladies neuro-dégénératives, comme la maladie d’Alzheimer”, et la biophotonique, qui permettra de “mieux soigner par exemple les cancers de la peau”, a expliqué Jacques Chirac. Depuis plusieurs mois, l’Europe cherche à reprendre la main face aux géants américains du Net. On se souvient que le projet, gelé depuis, de “méga-bibliothèque virtuelle” de Google avait provoqué une levée de boucliers en Europe et notamment en France. Et Jacques Chirac avait notamment soutenu le contre-projet du président de la Bibliothèque Nationale, Jean-Noël Jeanneney (lire nos articles).


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