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Qualité de service internet : l’Arcep face au défi de la mesure

Lorsqu’on teste sa connexion internet, dans quelle mesure peut-on faire confiance aux résultats ? Dans l’absolu, il n’existe pas de règles contraignantes pour les éditeurs d’outils de mesure. L’Arcep a toutefois établi un code de conduite auquel ils peuvent adhérer. Publié fin 2018, il a fait l’objet d’une mise à jour en septembre 2020. Avec, entre autres recommandations :

  • Préciser aux utilisateurs les différents facteurs qui peuvent influencer la mesure
  • Afficher une valeur médiane pour certains paramètres comme la latence
  • Introduire une capacité minimale pour les serveurs de test (mires)
  • Spécifier la possibilité de réaliser des tests en IPv6

Cette nouvelle version du code de conduite prend par ailleurs en compte l’API « carte d’identité de l’accès ». Les principaux FAI devront commencer à l’implémenter cette année dans la plupart de leur box. En toile de fond, l’échéance du 17 juillet 2021. Ils devront alors faire une démonstration auprès de l’Arcep. L’intégration devra être quasiment finalisée le 17 juillet 2022.

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

En l’état, 7 outils se sont déclarés conformes au code de conduite sur le volet fixe :

Pour la mesure de qualité de service mobile, on retrouve nPerf, DébiTest 60, 5GMARK et Speedtest. S’y ajoute Tutela.

L’Arcep veut régler la mire

Concernant les mires de test, le code de conduite fixe à 1 Gbit/s la capacité minimale recommandée. L’Arcep souligne aussi l’importance de l’emplacement de ces serveurs. Il influe autant sur la latence (du fait du trajet parcouru entre client et mire) que sur la montée en débit. « Prendre le serveur […] le plus proche de son domicile ne signifie pas que le serveur est proche d’un point de vue réseau », résume le régulateur.

L’environnement utilisateur comporte lui aussi de nombreuses variables susceptibles de modifier les résultats des tests. Le navigateur, notamment : consommation de mémoire, chiffrement du trafic, sandbox, présence d’un bloqueur de pub… Mais aussi tout simplement la machine. L’Arcep en veut pour preuve une expérimentation réalisée sur un NUC de 2015 (en Celeron N2820) censé « représenter la puissance de millions de PC portables d’entrée de gamme ». Sa conclusion : sur ce type de device, il est préférable de passer par un outil installable plutôt que par un browser. En gardant à l’esprit que d’autres logiciels pourront interférer, à l’image d’un VPN ou d’un antivirus.

Sur ce test, la publicité a fortement impacté les navigateurs basés sur Chromium.

Qu’en est-il de la qualité de l’internet mobile ? On nous fournit une valeur référente : une moyenne de 49 Mbit/s descendants en 2020, contre 45 Mbit/s en 2019.

Nouvel indicateur cette année : le taux de tests dépassant les 3 Mbit/s descendants. Il est censé faire la différence entre les opérateurs qui offrent une faible couverture avec des débits élevés… et ceux qui proposent l’inverse.

Illustration principale © JJ Ying – Unsplash

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