Quantum arme ses appliances de déduplication pour le futur

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Quantum réalise un toilettage de sa gamme d’appliances de déduplication en lançant le DXi 6900. Au menu, performances accrues et mise à jour du système de fichiers pour les futures évolutions de la sauvegarde.

En général on appelle cela le grand nettoyage de printemps. Finalement Quantum a attendu la fin de l’été pour annoncer un toilettage de son offre de déduplication/réplication. Le catalogue a tout d’abord été simplifié. On trouve ainsi une appliance virtuelle de déduplication V-Series, la DXi 4700, qui peut gérer de 5 à 135 To de données et qui a été annoncé il y a 6 mois. Enfin, on trouve le petit dernier, le DXi 6900 avec 17 à 510 To supportés.

Selon Stephane Estevez, directeur marketing produit EMEA et APAC pour Quantum, cette appliance s’inscrit « dans une demande forte des responsables informatiques pour des solutions plus élastiques en matière de capacité ». Et de rappeler qu’aujourd’hui « la sauvegarde augmente de 30% chaque année dans les entreprises. Une partie est déversée dans l’archivage, mais il y a un besoin en matière de déduplication ». L’objectif est donc de réduire de les To et l’appliance DXi 6900 veut s’y employer.

Préparer l’avenir de la sauvegarde

Pour cela, deux évolutions ont été menées selon le responsable. En premier lieu, l’algorithme de déduplication a été amélioré notamment à travers la prise en compte des blocs variables (brevets de Quantum) au détriment des blocs fixes. « Nous avons réalisé des tests sur plusieurs jeux de données et nous avons constaté une réduction de 73% avec les blocs fixes et de 90% en utilisant les blocs variables », précise le responsable.

L’autre évolution réside dans la mise à jour du système de fichier, StoreNext 5. « Du point de vue de l’utilisateur, il n’y pas de nouvelles fonctionnalités, mais nous le préparons pour le futur de la sauvegarde », admet Stéphane Estevez. Et ces évolutions se déclinent sous plusieurs angles, on peut penser à la gestion des technologies de type flash dans les appliances, mais aussi l’arrivée des prochains disques durs à forte capacité (8 To par exemple proposé par Seagate, mais on parle déjà de 16 To), sans oublier les évolutions de la connectivité (SaS, Sata, etc) sur les disques. Enfin, la société s’attend à une explosion des solutions de disaster recovery dans le Cloud. Quantum a déjà sa solution Q-Cloud et Stéphane Estevez évoque un client qui a déjà sauvegardé 80 To de données sur sa plateforme. Il précise dans ce cadre là qu’un effort particulier a porté « sur l’intégration entre la sauvegarde et le stockage primaire, via des API. C’est une chose d’être agnostique et ouvert, mais on oublie trop souvent la question de l’intégration ».

La fin du Raid 6 et l’adoption du DDP

Sur le plan technique, l’appliance Dxi 6900 est délivrée avec une configuration de 34 To, mais seulement 17 To sont activés à la livraison. La capacité peut évoluer en 32U pour atteindre 510 To. L’appliance intègre le chiffrement des données en AES 256 bits et Quantum a rajouté une option pour rattacher une clé à l’appliance évitant ainsi le vol des disques qui ne marcheront qu’avec l’appliance (une demande émanant notamment du secteur bancaire). On notera la disparition du Raid 6 pour la gestion de la perte de données, car « plus les disques seront denses, plus la reconstruction va être longue » constate M. Estevez. Le choix va donc se porter sur la technologie DDP (Dynamic Disk Pool), qui permet de configurer les disques dans des pools de stockage (petits ou larges en fonction des besoins en performance). En cas d’incident, la restauration est réalisée dynamiquement à partir de ces pools et s’avère plus rapide qu’avec du Raid 6.

Pour être complet, l’appliance DXi 6900 est disponible à un prix d’entrée de 66 000 euros pour une configuration de 17 To. « Ce prix est compétitif par rapport à notre concurrent direct DataDomain quel que soit le niveau de configuration », estime Stéphane Estevez.

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