Quest Software, administrer, optimiser et sécuriser les données

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Plus connu pour ses outils d’administration , d’optimisation et de disponibilité des données dans l’entreprise, Quest Software prolonge son parcours étonnant par la migration, la sécurisation et le monitoring des données. Rencontre avec Vinny Smith, CEO de Quest

Cet éditeur communique peu, en France tout du moins. Or, il compte pas moins de 1.000 clients sur le territoire. Il dispose de centaines de solutions logicielles, souvent stratégiques, mais reste en marge des applications classiques en entreprises. Cet éditeur méconnu, c’est Quest Software, le spécialiste des solutions logicielles destinées à simplifier l’administration, optimiser les performances et assurer la disponibilité des applications et des bases de données stratégiques de l’entreprise.

Créé en 1987, au Nasdaq depuis 1999, Quest Software peut se prévaloir d’un parcours sans faute, avec une progression régulière de ses résultats ? “Nous continuons de progresser là où la plupart des éditeurs sont à la baisse” – son chiffre d’affaires de 304,3 millions de dollars en 2003, en progression de 19% par rapport à 2002, un rythme qui devrait être dépassé en 2004. Vinny Smith, CEO de Quest, est particulièrement fier de ses résultats. Sa société dispose d’un ‘cash’ de 85 millions de dollars, qui lui permet de financer en interne ses acquisitions. Mais surtout, le groupe, qui compte 2.400 employés, consacre un tiers de ses ressources humaines à la recherche et au développement. “Nous sommes le deuxième focus R&D, après Microsoft“, nous confirme Vinny Smith. Et la remarque est d’importance, car l’offre de Quest suit deux voies : Windows, et le reste. Le partenariat avec Microsoft est l’un des points forts de Quest, qui n’hésite pas à suivre le géant du logiciel, et à investir là où Microsoft juge que ce n’est pas stratégique, même s’il propose une solution concurrente mais limitée. “Nous collaborons sur les grosses implantations, mais Microsoft dispose de sa propre solution pour les PME. Notre objectif reste de doubler notre ‘business’ sur Windows“. L’un des points forts de Quest porte sur la rapidité de déploiement de ses solutions, une facilité qui en fait le partenaire de grands acteurs comme Cap Gemini ou Accenture. En particulier pour simplifier, automatiser et sécuriser les environnements, mais aussi pour assurer la migration de Windows vers les plates-formes propriétaires, ou l’inverse. Quest vient d’ailleurs notablement compléter les solutions de Microsoft dans les domaines des migrations, de l’échange de données et du secure management. Les solutions de l’éditeur apportent la supervision et le monitoring, la gestion des licences et leur mise à jour, l’archivage des e-mails, ainsi que la gestion des changements.. Mais il n’y a pas que Microsoft! Côté administration des bases de données ? développement simplifié, déploiement et administration – Oracle, DB2, SQL Server, Sybase, MySQL sont supportés. Et côté gestion des performances applicatives – détection, diagnostique et résolution des problèmes de performance (APM) – Quest supporte PeopleSoft, Oracle, Siebel, SAP et Java. Quest passe à l’étape 3 de l’informatisation des entreprises

Vinny Smith, CEO de Quest, voit trois étapes dans l’informatisation des entreprises. – 1ère étape : l’équipement, l’acquisition de solutions – 2ème étape : l’optimisation des acquisitions – 3ème étape : la sécurisation

Quest Software suit ce rythme de développement et propose aujourd’hui des solutions de sécurisation. Mais attention, il ne s’agit pas pour l’éditeur de proposer des solutions existantes. “Nous ne proposerons pas d’anti-virus, d’autant plus que Microsoft investit sur ce marché“. Lorsque Vinny Smith évoque la sécurisation, il nous parle “audit et reporting, gestion d’Active directory, surveillance des serveurs et des OS, applications quotidiennes de database, et tracking des utilisateurs“. Mais lorsque nous évoquons la mise en application du Sarbanes-Oxlley Act, les nouvelles règles américaines de gouvernance des entreprises, le patron de Quest reconnaît qu’il s’agit d’un ‘big deal‘ aux Etats-Unis, mais que cela ne représente qu’une accélération ponctuelle. Certes, les solutions de l’éditeur participent à la sécurisation des ERP et CRM dans l’optique de SOX, mais “la tendance est plus profonde que la seule recherche de solutions pour répondre aux règlementations“.


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