Red Hat Forum : repenser l’IT différemment avec l’Open Source

DSI

La transformation de l’IT est dans tous les esprits des responsables informatiques. Selon notre infographie sur les dépenses IT en 2014, les orientations des DSI sont clairement la sécurité, la virtualisation et le Big Data. Des exigences qui sont poussées par les métiers et «  les sollicitations sont de plus en plus forte   »,

La transformation de l’IT est dans tous les esprits des responsables informatiques. Selon notre infographie sur les dépenses IT en 2014, les orientations des DSI sont clairement la sécurité, la virtualisation et le Big Data. Des exigences qui sont poussées par les métiers et «  les sollicitations sont de plus en plus forte   », explique Carine Braun-Heneault, directrice générale de Red Hat France en inaugurant le Red Hat Forum qui se tenait à  Paris ce mercredi 4 juin. La dirigeante a dressé une liste des enjeux de la DSI allant de la complexité de l’IT à  la variété des donnés jusqu’aux fameuses contraintes budgétaires. A chaque enjeu, correspond bien évidemment des réponses apportées par Red Hat dans le domaine de la virtualisation, du middleware, de l’accompagnement vers le cloud avec des solutions de IaaS ou de PaaS (OpenShift).

Mais la responsable précise que l’ensemble des produits se fait dans la philosophie Open Source. Elle indique par exemple que «  l’intégralité du code source de Managed IQ (société spécialisée dans la gestion du cloud et des datacenters achetée 100 millions de dollars en décembre 2012, NDLR) a été reversée à  la communauté il y a quelques semaines   ». Cette communauté s’est aussi beaucoup impliquée sur Red Hat Entreprise Linux 6 avec 1850 retours. « Ils ont été 3000 pour RHEL 7   »,  dont la sortie officielle est imminente. L’interface avec les métiers est prise en compte avec, par exemple, l’annonce d’un OS dédié pour la base de données In Memory SAP HANA.

Un trait d’union entre des écosystèmes différents

Cette stratégie est payante, car la société se porte bien en affichant 1,5 milliard de dollars de revenus l’année dernière pour une capitalisation boursière estimée à  environ 10 milliards de dollars. Michel Isnard, vice-président SEMEA de Red Hat, souligne que la France comprend une croissance de 20% de ses revenus en 2013. Si pour lui l’Open Source permet de «  faire de l’IT différemment   », il a laissé la parole à  des clients pour expliquer leurs besoins et les réponses apportées par les solutions Red Hat.

Silvio Corcé, architecte SI chez Amadeus
Silvio Corcé, architecte SI chez Amadeus

Premier à  intervenir, Amadeus la plateforme de réservation de billets d’avion, mais qui fournit aussi des services de réservations pour les hôtels, les voyagistes. Sur la partie IT, certains chiffres sont éloquents  : 20  000 transactions par seconde, avec un temps de réponse inférieur à  0,5 seconde, un stockage de 13 Po de données. Pour Silvio Crocè, architecte chez Amadeus, «  nous avons deux métriques, la performance et la haute disponibilité car les services sont partagés   ». Sur le plan de l’architecture, la plateforme dispose d’un frontend «  qui est historiquement en J2EE avec un cluster Java  et un code important   » et d’un backend «   principalement codé en C++ avec des logiciels propriétaires pour garder le contrôle de la stack et capables de supporter de nombreux protocoles propriétaires   ». Suite à  la migration d’un environnement Mainframe vers un écosystème Linux, Amadeus a le projet d’utiliser Java dans le backend et s’appuie pour cela sur le serveur d’applications Jboss de Red Hat. «  L’idée est de pouvoir utiliser des services Frontend (qui représentent 11 millions de ligne de code) dans le backend   », souligne Silvio Crocé.

Une supervision Open Source pour le compteur intelligent Linky

Autre cas présenté, les compteurs connectés Linky proposés par ERDF. Ces compteurs sont communiquant (via du CPL courant porteur en ligne) et ont besoin d’une infrastructure réseau via des routeurs (WAN) qui transmettent des informations à  une plateforme de supervision. Aujourd’hui, une équipe est chargée de réfléchir à  la gestion de cette supervision sur les 300  000 compteurs déjà  installés à  Lyon et à  Tours. A court terme, cette plateforme va gérer 8 millions de compteurs et in fine 35 millions d’équipements. «  Le système de supervision doit s’assurer que l’ensemble du système marche   », résume Richard Tagliazucchi, chef de projet SI supervision Linky. La surveillance se décompose en plusieurs strates avec des choix technologiques spécifiques pour l’architecture du SI.

Olivier Pellegrino, responsable technique et Richard Tagliazucchi, chef de projet SI, Linky
Olivier Pellegrino, responsable technique et Richard Tagliazucchi, chef de projet SI, Linky

La première étape est la détection des problèmes qui proviennent des capteurs et des outils de communications des compteurs et des routeurs. Ensuite, il y a la collecte des informations. « Une estimation de 8 millions d’évènements est attendue pour 35 millions de compteurs, les données sont multi-formats logs, problèmes réseaux. Et les données sont stockées pendant 5 ans   », précise le chef de projet. Il ajoute qu’avec ces évènements, l’objectif est de créer des indicateurs de QoS à  la volée. Pour le traitement de ces informations (environ 10 To de données), ERDF travaille avec Hadoop et plus particulièrement sur Hbase (solution NoSQL) et Storm (le moteur de calcul d’indicateur sur le stream des données).

##Devant l’afflux des évènements, il est nécessaire de filtrer et de corréler les informations pour éviter des demandes similaires ou non pertinentes. Le groupe a donc choisi d’utiliser le moteur de règle complexes de Red Hat, Jboss RBMS, car les règles doivent être évolutives. « Les équipements changent et les technologies aussi, il faut donc prévoir cela   », explique Olivier Pellegrino, responsable technique Linky 2P2L. Ce dernier reconnaît que traditionnellement des projets comme Linky reposent sur des logiciels propriétaires, mais la voie de l’Open Source a été choisie pour plusieurs raisons. « La maîtrise du SI, le besoin d’agilité y compris dans les relations avec les éditeurs et une intégration continue à  travers la logique DevOps   », justifie-t-il. Il cite par exemple deux manques rencontrés lors de la mise en place de Jboss RBMS, l’absence de la haute disponibilité et la faible persistance du cache dans Hbase. Ces deux éléments ont été corrigés rapidement par les équipes de Red Hat.


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