Red Hat, premier contributeur entreprise de Gnome

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Une étude révèle que Red Hat arrive en tête des entreprises contributrice au projet Gnome depuis 10. Devant Novell mais derrière les développeurs indépendants.

Avec plus de 16% du total des contributions depuis 10 ans au projet Gnome, Red Hat se positionne comme la première entreprise à collaborer au développement de l’environnement de bureau open source. Un constat établi par une étude du cabinet néerlandais Neary Consulting et révélée à l’occasion du Guadec (GNOME Users’ And Developers’ European Conference) le 28 juillet.

Rappelons que Gnome équipe par défaut de nombreuses distributions Linux dont la Red Hat Enterprise Linux (RHEL) et le projet Fedora (parrainé par Red Hat) mais aussi Ubuntu et Debian. Savoir qui contribue à son développement, et avec quels moyens (financiers, capacités de services…) est toujours intéressant pour qui veut adopter le produit (notamment face au «concurrent» KDE).

Red Hat se positionne donc comme le premier contributeur «corporate» avec 16,30% des contributions (soit 70790 précisément) devant Novell (10,44%), Collabora (4,99%) et Intel (2,57%). Canonical, l’entreprise qui soutient le projet Ubuntu, n’a contribué qu’à hauteur de 1,03% aux développements de Gnome. Soit moins que Sun (aujourd’hui Oracle) avec 2%. Citons encore Mandriva (0,58%) et Mozilla Corporation (0,24%). A eux seuls, les deux poids lourds de l’open source Red Hat et Novell pèsent pour plus d’un quart du développement des 189 modules qui constituent Gnome 2.30. Notons également que neuf des vingt premiers contributeurs individuels sont des employés de Red Hat.

Certes, le taux de contribution des entreprises dépend notamment de leur taille et moyens. Mais comment expliquer l’absence d’IBM et d’Oracle du classement (par ailleurs gros contributeurs d’autres projets open source). Mais les premiers participants du projet restent les développeurs indépendants (23,45% des contributions) et inconnus ou non identifiés (16,94%).

Il est intéressant de noter que si 70% des contributeurs ne sont pas rémunérés, 70% des contributions au code proviennent de contributeurs payés, généralement salariés au sein d’une entreprise (comme Red Hat) qui investit donc dans le développement de projets open source qu’elles exploitent ensuite à travers une stratégie commerciale. « Ce constat s’explique par le fait que les participants payés contribuent plus que les participants non rémunérés, ce que leurs employeurs seront heureux d’apprendre! », se réjouit Red Hat.

L’entreprise de Raleigh compte bien poursuivre sa forte contribution à Gnome. « Red Hat joue un rôle important dans le développement de GNOME Shell, une partie importante de la prochaine version GNOME 3. » Version 3 dont la fondation du projet a repoussé la sortie à début 2011.


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