Red Hat RHCI 4.0 : de la virtualisation au Cloud, à son rythme

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Le cloud s'installe

Via ses différents composants, RHCI 4.0 entend accompagner les entreprises dans leur mutation de la virtualisation vers le Cloud. Une offre qui s’inscrit dans la stratégie de Cloud hybride ouvert de la firme, stratégie basée sur OpenStack.

Red Hat vient de faire coup sur coup deux annonces concernant ses offres de virtualisation et de Cloud. La firme lève tout d’abord le voile sur Red Hat Enterprise Virtualization 3.3 (RHEV 3.3), sa solution de virtualisation basée sur l’hyperviseur KVM.

Au menu de cette version, la possibilité de déployer directement les outils d’administration sur le serveur hôte, éliminant ainsi le besoin de recourir à un serveur de contrôle tiers ; l’intégration d’API de sauvegarde et de restauration des machines virtuelles ; le support d’OpenStack Glance (stockage des modèles de machines virtuelles) et d’OpenStack Neutron (architectures réseau avancées et SDN). Une offre qui se rapproche donc toujours plus d’OpenStack.

Second volet de l’annonce faite par Red Hat, la sortie de Red Hat Cloud Infrastructure 4.0 (RHCI 4.0). « RHCI 4.0 est une offre qui regroupe tout le nécessaire pour les entreprises qui souhaitent aller vers du Cloud privé ou l’orchestration d’un Cloud hybride », résume Hervé Lemaitre, responsable avant-vente chez Red Hat.

S’adapter à l’évolution des besoins

Cette solution rassemble CloudForms 3.0 (orchestration d’infrastructures serveur), RHEV 3.3 (virtualisation), RHEL OpenStack Platform 4.0 (pile Cloud basée sur OpenStack Havana) et RHEL 6.5 (système d’exploitation Linux).

On peut légitimement se demander pourquoi une telle profusion d’outils est assemblée au sein d’une seule offre. « RHCI permet de s’adapter aux entreprises qui veulent aborder le Cloud avec des niveaux de maturité différents. Avec plus ou moins de virtualisation et plus ou moins de Cloud », justifie notre interlocuteur.

Cette vision progressive du passage au Cloud permet aux entreprises de l’adopter à leur rythme, sans repartir de zéro, l’infrastructure virtualisée existante étant prise en charge.

Les sociétés pourront ainsi démarrer avec un seul composant, CloudForms, qui permettra d’orchestrer l’infrastructure virtualisée existante, et ce, quel que soit l’hyperviseur utilisé (RHEV, vSphere ou Hyper-V).

Les entreprises pourront par la suite être tentées d’intégrer des serveurs virtualisés avec RHEV. « Notre moteur d’orchestration hétérogène facilite l’intégration d’une seconde filière technologique », confirme Hervé Lemaitre.

Le passage au Cloud OpenStack est assuré par l’offre RHEL OpenStack Platform. Notez que les images de machines virtuelles sont partagées avec RHEV. Enfin, les machines virtuelles seront en mesure de tourner sous le système d’exploitation RHEL, compris dans l’offre.

Reste le problème du coût. Ici, Red Hat adopte un modèle classique, lié au nombre de nœuds présents dans l’infrastructure. Et pour les machines virtuelles RHEL ? Soit elles sont déployées à part, et facturées de même, soit le client anticipe une utilisation importante de Red Hat Enterprise Linux et peut alors opter pour un bundle comprenant des ‘guests’ RHEL en illimité.

Mieux évaluer les coûts

Le composant clé de RHCI 4.0 reste CloudForms. Cette offre permet d’opérer une infrastructure Cloud, avec une vue en temps réel de l’état de l’infrastructure et la possibilité de mettre en place une facturation des services consommés.

L’analyse à chaud des tendances d’utilisation permet de gérer des scénarios avancés, par exemple déterminer des règles de basculement automatique entre des ressources privées et publiques, en fonction du coût d’exploitation d’un service. Ces informations peuvent également être utilisées ‘à froid’, dans le cadre de prospectives de répartition entre ressources privées et publiques.

Crédit photo : © Italianestro – Shutterstock


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