Représailles : Fujitsu taille dans les rémunérations de ses dirigeants

Régulations

Ça ne rigole pas au pays du ‘soleil levant’. La gigantesque panne de la Bourse de Tokyo, en début de mois, continue de faire des victimes. A défaut de couper des têtes – pour le moment – on coupe les bourses…

Punition sévère pour les patrons du groupe informatique Fujitsu. Le premier novembre dernier, les cotations étaient suspendues durant 90 minutes au Tokyo Stock Exchange

(TSE), la Bourse de Tokyo, première place boursière de l’Asie, à la suite d’un problème informatique.

En cause, une erreur dans les mises à jours des applications développées par Fujitsu. En particulier un module demandé par le TSE et destiné à traiter les récentes piques d’échanges constatées, avec des augmentations de volume de l’ordre de 70% entre juin et septembre. “Les instructions erronées que nous avons reçues de Fujitsu semblent être à l’origine du problème technique“, a indiqué un porte-parole de la Bourse de Tokyo voici quelques jours (lire nos articles). Le TSE n’a pas encore décidé des poursuites qu’il pourrait engager contre le fabricant. Mais il a pris une première sanction, contre son président, Takuo Tsurushima, dont la rémunération a été réduite de 50% pour six mois. Fujitsu vient quant à lui d’annoncer un premier train de mesures et punit ses troupes. Mimétisme ? Le conseil d’administration du groupe a sanctionné Hiroaki Kurokawa, le président de Fujitsu, qui voit sa rémunération amputée de moitié pour les six prochains mois. Quant aux autres dirigeants du groupe, en particulier les responsables des systèmes d’information financière, ils écopent d’une réduction de salaire de 10% à 25%. Et ce ne serait qu’un début ! Non, décidément on ne badine pas avec les Bourses !


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