Résultats : les Lumia freinent la chute de Nokia

Régulations

Chez Nokia, les Lumia vont bien, mais pas assez ; les Asha un peu moins. In fine, les indicateurs restent assez inquiétants pour le constructeur.

Nokia, ex-numéro un de la téléphonie mobile, a aujourd’hui bien du mal à rattraper ses concurrents. Son virage stratégique vers Windows Phone commence à porter ses fruits, mais semble ne pas pouvoir aider la firme à totalement remonter la pente.

ITespresso.fr explique que le fabricant finlandais a écoulé un volume de 7,4 millions de Lumia (smartphones haut de gamme sous Windows Phone) au cours du deuxième trimestre 2013. C’est mieux que le trimestre précédent (6,1 millions), mais cela reste insuffisant face au dynamisme des écosystèmes Android et iOS.

Nokia va-t-il profiter de l’embellie sur le front des parts de marché OS mobiles ?

Selon IDC qui scrute l’Europe de l’Ouest, les smartphones sous Windows Phone dépassent la barre des 5% (+2 points en un an). En tous les cas, les nouveaux terminaux se succèdent comme le Lumia 1020 considéré comme un « smartphoto ».

L’Asha ne se vend plus

Plus inquiétant ? À travers sa gamme vitrine Asha, Nokia faiblit sur le front des ventes de téléphones standards à destination des pays émergents : 53,7 millions écoulés au cours du deuxième trimestre (en baisse de 4% par rapport au premier trimestre). La concurrence dans le segment low cost se fait également ressentir.

Les indicateurs financiers restent alarmants : le chiffre d’affaires de Nokia a chuté de 24% en un an (à 5,7 milliards d’euros). Le groupe affiche encore des pertes, mais elles sont moins prégnantes.

On perçoit une amélioration dans le résultat d’exploitation (-115 millions d’euros au deuxième trimestre contre -824 millions d’euros à la même période l’an précédent) et le résultat net (-278 millions d’euros sur le T2 2013, -1,5 milliard d’euros sur le T2 2012).

Ses réserves de trésorerie ont reculé : 4,1 milliards d’euros (- 3% sur un an).

Un rachat stratégique

Début juillet, Nokia a procédé à une reprise en main stratégique : le rachat des 50 % du capital de Nokia Siemens Networks (voir « Nokia redevient équipementier »).

La firme devra débourser 1,7 milliard d’euros pour disposer de la totalité du capital de l’équipementier télécoms. Ce qui constitue une bonne affaire. Mais il reste à savoir ce que Nokia compte en faire.

Pourrait-on imaginer un mariage avec Alcatel-Lucent pour monter un géant de l’équipement télécoms en Europe ?


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