Résultats Orange : cloud et fibre ont montré du potentiel en 2017

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Orange frôle les 2 millions de clients FTTH en France à l’issue d’une année marquée par une stabilisation des ventes en BtoB, en partie grâce au cloud.

Des charges de personnel aux coûts d’intégration, Stéphane Richard aura mis, ce mercredi lors de la présentation des résultats annuels d’Orange, l’accent sur les économies que le groupe télécoms a réalisées dans le cadre du plan stratégique « Explore 2020 ».

Le groupe télécoms a dégagé, en 2017, un chiffre d’affaires de 41,096 milliards d’euros, en hausse annuelle de 1,2 % à base comparable.

Le marché français reste le principal pourvoyeur de revenus, à 18,052 milliards d’euros (+ 0,6 %, une croissance sans précédent depuis 2009).

Sur place, la progression des services fixes (+ 1,3 %, à 10,315 milliards d’euros) compense le recul des services mobiles (- 0,9 %, à 6,45 milliards).

À fin 2017, Orange compte, hors MVNO, 21,803 millions de clients mobiles grand public dans l’Hexagone. Parmi eux, 18,847 millions sont sur un contrat (+ 717 000) ; 2,956 millions, sur une ligne prépayée (- 591 000). La progression de la base est portée notamment par l’offre Sosh (+ 352 000 abonnés).

Sur le volet Internet fixe, ils sont 11,485 millions de clients haut débit, dont 59,3 % sur une offre convergente (comprenant au moins un contrat mobile voix).

La base clientèle diminue sur les accès xDSL (- 200 000, à 9,181 millions), mais augmente sur la fibre : Orange a réalisé 547 000 ventes nettes sur l’année, atteignant 1,999 million de clients FTTH, pour 9,09 millions de foyers raccordables.

L’inclusion des offres de lecture numérique (ePresse) porte la croissance du panier moyen (+ 4,2 %) de ces abonnés au haut débit.

En Europe aussi, le C.A. progresse : + 3,9 %, à 11,026 milliards d’euros, avec des indicateurs au vert aussi bien sur les services fixes (+ 3,5 %, à 3,351 milliards) que mobiles (+ 2 %, à 6,311 milliards).

Le cloud ne fait pas tout

Les revenus déclinent, en revanche, en zone Moyen-Orient – Afrique (- 4,1 %, à 5,03 milliards), comme pour la division Entreprise.

Cette dernière accuse un recul sur les services voix (1,452 milliards) et data (2,7 milliards), non compensé par la bonne dynamique des services IT et d’intégration (2,092 milliards, dont + 21 % sur le cloud).

Orange frôle les 10 millions de contrats mobiles en BtoB (+ 1,617 million d’une année sur l’autre), dont près des trois quarts en M2M (+ 1,508 million).

La diminution des charges de personnel (le nombre d’équivalents temps plein est passé de 141 257 fin 2016 à 138 038 fin 2017) concourt à la hausse de l’Ebitda ajusté : l’indicateur, qui inclut aussi des charges de restructuration et d’intégration réduites de plus de moitié, augmente de 2,2 %, à 12,819 milliards d’euros.

Associée notamment à la diminution de la perte de valeur des écarts d’acquisition et des immobilisations, cette croissance porte celle du résultat d’exploitation, qui s’établit à 4,917 milliards d’euros (+ 20,6 %).

En excluant EE (participation cédée en janvier 2016 avec engagement de conservation des titres d’une durée d’un an), le résultat net des activités poursuivies est plus que doublé, à 2,114 milliards d’euros.

Celui de l’ensemble consolidé du groupe s’élève à 2,143 milliards, en tenant compte d’une perte d’exploitation de 94 millions d’euros pour Orange Bank (cf. synthèse des résultats).

La banque en ligne lancée début novembre en France fédérait 55 000 clients fin 2017, selon Stéphane Richard. Le compteur approche aujourd’hui des 100 000.

Le groupe, dont la trésorerie avoisine les 14 milliards d’euros, voit son ratio d’endettement financier passer de 1,93 à 1,85.


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