Résultats : STM et Motorola dans le rouge, TI dans le vert

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C’est l’heure des bilans

Difficile fin d’année pour le franco-italien STMicrolectronics qui a mis en place un important programme de restructuration. Au quatrième trimestre, le fondeur affiche un chiffre d’affaires en hausse de 10,4% sur un an à 2,74 milliards de dollars, grâce aux produits industriels et aux applications sans fil. D’un trimestre sur l’autre, il ressort en hausse de 6,9%. La marge brute, attendue autour de 36,5%, s’établit à 36,9%.

Mais le groupe a été forcé de passer 279 millions de dollars de charges, dont 30 millions liés à des programmes de restructuration déjà annoncés et 249 millions pour des dépréciations d’actifs concernant le pôle de mémoires flash, en cours de rapprochement avec les activités d’Intel (création de Numonyx).

Du coup, son bénéfice net ressort à 20 millions de dollars, soit deux cents par action, contre 276 millions (30 cents) un an plus tôt.

Sur l’année 2007, STM bascule dans le rouge avec une perte nette de 477 millions de dollars, contre un bénéfice de 782 millions un an auparavant . Avant charges ponctuelles et restructurations (fermeture d’usines, cession des mémoires flash…), le résultat net s’élève toutefois à 698 millions de dollars, précise le groupe. sur le quatrième trimestre. La marge brute s’élève à 35,4%, en baisse par rapport à 2006 (35,8%).

Pour le premier trimestre 2008, STMicroelectronics s’attend à un recul du chiffre d’affaires entre -5 et -11% par rapport au quatrième trimestre 2007, « conformément à l’effet traditionnel de la saisonnalité« , selon le communiqué.

De son côté, l’américain Texas Instruments a dégagé au quatrième trimestre un bénéfice net en hausse de 13% à 756 millions de dollars, soit 54 cents par action, contre 668 millions (45 cents) un an plus tôt. Le chiffre d’affaires du groupe américain progresse de 3% à 3,56 milliards de dollars, contre 3,46 milliards un an plus tôt.

A contre courant de ses petits camarades, TI ne craint pas un ralentissement de la consommation du à la crise économique aux Etats-Unis. Ses prévisions sont même supérieures aux attentes ! Pour le trimestre en cours, le fondeur table sur des ventes de 3,55 milliards de dollars, et sur un bénéfice par action de 49 cents. Les analystes n’attendaient que 3,42 milliards de dollars et 45 cents par action. Le directeur financier Kevin March a rassuré en expliquant qu’il ne voyait aucun signe de ralentissement de la demande pour les puces équipant les ordinateurs portables et les produits électroniques divers et variés.

De son côté, Motorola a continué de s’enfoncer au quatrième trimestre, conséquence de ses mauvaises ventes de mobiles dans le monde. Son bénéfice net a été divisé par six à 100 millions de dollars et les ventes ont fondu de 18% à 9,65 milliards de dollars.

Rappelons qu’au au troisième trimestre, ses ventes avaient déjà plongé de 52 millions d’unités à 37,7 millions. Il est le seul des cinq grands à voir sa part de marché se replier, s’écrouler même puisque elle passe de 20,7% à 13,1%. « Motorola paie aujourd’hui les frais de sa stratégie mise en place il y a un an », note, acerbe, le Gartner. Le fabricant a d’ailleurs perdu la 2e place mondiale au profit de Samsung.

Sur l’année 2007, l’équipementier affiche une perte nette de 49 millions de dollars.

Malgré une offensive dans les mobiles et une diversification des activités (avec par exemple la sortie prochaine d’un lecteur de TV Mobile DVB-H). Il table sur une perte de 5 à 7 cents par action, hors charges de restructuration.


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