Retour sur les offres de virtualisation de Red Hat

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Nous avons fait le point sur cette annonce avec Hervé Lemaitre, responsable technique grands comptes. Résumé de cet entretien

Red Hat renforce son positionnement dans la virtualisation en présentant une nouvelle gamme de produits destinés spécifiquement aux entreprises.

“Le décor technologique est planté depuis une année. Nous traduisons aujourd’hui ces innovations en solutions d’entreprise”, précise Hervé Lemaitre, responsable technique grands comptes chez Red Hat. Il revient également sur les outils d’administration des machines virtuelles : “ils sont capables aussi bien de gérer des systèmes physiques que virtualisés. Red Hat Enterprise Virtualization Manager for Servers et Red Hat Enterprise Virtualization Manager for Desktops sont identiques, mais seule la seconde version permettra de supporter les affichages déportés sur les postes clients.”

L’offre de Red Hat est certifiée pour les systèmes d’exploitation virtualisés Windows et Red Hat Enterprise Linux (RHEL). D’autres OS seraient toutefois bienvenus ; par exemple Solaris, pour ses applications métiers, ou la SUSE Linux pour ses outils de création d’appliances. “Nous restons ouverts à toute suggestion. Ce sont toutefois les demandes de nos clients qui influeront ici sur notre stratégie. Avec l’offre RHEL et Windows nous couvrons aujourd’hui l’essentiel du marché.”

Nous avons demandé à notre interlocuteur si ces outils de gestion seraient disponibles en open source, ou tout du moins l’infrastructure sous-jacente : “nous ne savons pas encore si cela sera le cas, mais l’histoire de la compagnie montre que tout finit toujours sous licenceopen sourcechez Red Hat”, répond avec malice Hervé Lemaitre.

Des initiatives intéressantes

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Autre annonce, qui arrive en parallèle, les certifications Red Hat pour les ISV (Independent Software Vendor) et IHV (Independent Hardware Vendor) vont devenir plus souples. Lorsqu’un professionnel certifiera un produit pour une plate-forme matérielle, il sera automatiquement certifié pour la RHEL fonctionnant en environnement virtualisé.

C’est un coup de pouce énorme pour les plates-formes virtualisés : non seulement il sera aisé de certifier des solutions, mais au lieu de repasser par la case certification à chaque changement de matériel, il suffira de faire tourner les applications derrière un hyperviseur. Dans ce cas, une seule certification suffira. Certifier une solution logicielle pour un environnement physique devient ainsi fort peu pertinent.

Nous sommes enfin revenus sur l’hyperviseur autonome Red Hat Enterprise Virtualization Hypervisor : « il pèse une soixantaine de mégaoctets et se veut totalement identique à l’hyperviseur intégré dans la RHEL », précise Hervé Lemaitre. Il nous signale aussi que le démarrage de cet hyperviseur peut s’effectuer via le réseau… un avantage concurrentiel important pour les nœuds de calcul dépourvus d’unités de stockage, ou tout simplement les PC d’un parc, qui pourront devenir des serveurs de virtualisation ‘à la demande’, sans que le contenu de leur disque dur soit modifié.


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