Révélations de Wikileaks: Google visé par la Chine

Sécurité

Les documents diplomatique diffusés par le site Wikileaks pointent la responsabilité des autorités chinoises dans les attaques qui ont visé Google et une trentaine d’entreprises fin 2009.

Le « scoop » de WikiLeaks, qui a diffusé le 28 novembre quelques 250.000 câbles diplomatiques américains (émis entre 2004 et 2010) nous en apprend un peu plus sur l’affaire de l’attaque du système d’information de Google en provenance de Chine, il y a un an. A l’époque, Google avait ouvertement désigné les instances chinoises comme responsable de ces attaques pirates à l’encontre d’une trentaine d’entreprises. L’entreprise. En « représailles », Mountain View avait décidé de supprimer les filtres sur les contenus indexés imposés par les lois chinoises avant de finalement courber l’échine devant le diktat local (et l’immense marché chinois).

Dans la masse des documents éparpillés par WikiLeaks, on retrouve un échange entre l’ambassade des États-Unis à Pékin et un membre anonyme du Politburo (Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois), qui fait état d’une implication directe des autorités chinoises, signale ITespresso.fr. Une piste que Google et les autorités américaines privilégiaient déjà, à côté de celle de la complicité d’employés de Google Chine.

Selon la retranscription d’une note diplomatique de l’ambassade américaine à Pékin, « le piratage de Google faisait partie d’une campagne coordonnée de sabotage informatique effectuée par des agents gouvernementaux ou d’organismes de sécurité privés, des experts et des individus malveillants recrutés par le gouvernement chinois ». Sans équivoque : « Ils ont pénétré les ordinateurs du gouvernement américain et ceux des alliés occidentaux, le Dalaï-Lama et les entreprises américaines depuis 2002. »

Les comptes Gmail de militants engagés localement pour la défense des droits de l’homme faisaient également l’objet d’un espionnage. A ce jour, ni les États-Unis ni la Chine n’ont commenté ces informations qui ne vont certainement pas réchauffer les relations entre les deux pays.


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