RFID : IBM choisit la voie des standards

Régulations

Rencontre avec Naji Najjar, responsable ‘wireless, broadband & censing solutions’ d’IBM, avec qui nous avons évoqué la politique du constructeur sur le marquage en radio-fréquences

Naji Najjar est le responsable de la division ‘

wireless, broadband & censing solutions‘ d’IBM. Sous ce vocable pour le moins générique se cache une “entité dédiée aux opportunités émergentes du “wireless”, du haut débit, des liaisons mobiles physiques et informatiques, des capteurs, du RFID, des machines industrielles pour surveiller l’état de marche des équipements, de leur consommation et des flux“. Dans la stratégie d’IBM, cette division dispose d’une position unique, indépendante, qui bénéficie d’investissements à part. “Avec l’évolution vers la mobilité, les liens entre l’informatique et le physique sont couplés à la mobilité ; c’est un gisement de productivité“. Créer un écosystème sur le RFID Fidèle à sa stratégie, IBM cherche sur le RFID (Radio frequency identification) à devenir le chef de file d’un “écosystème” avec ses partenaires. “En réunissant nos solutions ‘middleware’, les équipementiers RFID (fabricants de lecteurs et de tags) et les éditeurs de logiciels, nous adressons les secteurs industriels, comme la pharmacie, la distribution, la logistique, etc.“. Pour accompagner ce projet, IBM dispose du centre de La Gaude. “C’est un laboratoire technologique dont les missions sont liées d’une part à la vulgarisation et la sensibilisation, ainsi que la sécurité des usages au moyen de prototypes ; et il s’agit d’autre part de tester et valider les offres des fabricants, de conseiller et de répondre aux questions sur les environnements technologiques émergents, d’apporter des conseils métiers“. Le choix des standards La forte implication d’IBM sur les standards de l’industrie doit s’adapter aux besoins métiers spécifiques. Sur le RFID, IBM adhère au projet EPC (Electronic product codification). Originaire de la grande distribution, ce dernier “répond à l’objectif d’établir un référentiel commun en normalisant les contenus à placer dans les tags, pour créer un socle qui fédère la logistique de suivi des produits“. Le RFID version IBM prend place dans sa stratégie middleware. “La technologie RFID étend nos capacités en environnement ouvert. La lecture du contenu permet le filtrage, pas la redondance mais l’agrégation préalable à l’expédition des informations vers les applications dédiées à la traçabilité et à la chaîne logistique“. “A notre niveau d’implication, nous travaillons à faciliter l’intégration aux environnements existants par le développement de briques technologiques et l’apport de services“. Sur WebSphere, IBM apporte les composants logiciels – gratuitement au niveau des lecteurs – pour l’intégration du filtrage en OEM. Et les composants services, en particulier pour l’intégration des données. “Notre division est un composant de notre stratégie qui encourage l’industrie à évoluer sur des plates-formes ouvertes. Nous apportons plus de flexibilité dans le choix des entreprises, sans remettre en cause leurs choix matériels. Nous encourageons l’adoption des standards et à mettre fin au monde propriétaire“. Par sa technique étendue de marquage électronique des produits à l’aide de tags et par la multiplication des solutions sans fil, le RFID est voué à un avenir très important. D’autant que la distribution pousse les fabricants à l’adopter. Mais il faudra pour accélérer son adoption résoudre une problématique qui reste économiquement lourde. Et le prix des étiquettes de tags électroniques, entre 0,15 et 0,20 euros, représente un surcoût qui vient grignoter la marge déjà réduite de beaucoup trop de produits ! Description de l’EPC

EPC est une codification électronique destinée aux architectures globales, un standard d’identification des RFID développé à partir des travaux du MIT. Ce standard est basé sur trois choix technologiques : – l’architecture Internet pour échanger des informations dans la chaîne logistique ; – le format PLM, dérivé du XML, pour composer les messages d’information ; – l’identification unique EAN, dérivée des codes barres, qui en plus de l’identification de la société et du produit, place sur le tag RFID un numéro se série unique en 96 bits sur 23 caractères alphanumériques. Avec EPC, chaque produit possède une identité de produit associée à son fabricant ou distributeur, mais surtout un numéro de série qui rend chaque produit unique, une démarche indispensable à l’automatisation des processus de suivi et de traçabilité.


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