RFID : l’armée américaine s’y met

Régulations

Les applications militaires du RFID ont fait leur ‘show’ lors d’une récente “université” sur les multiples ‘étiquetages’ par fréquence radio

Quelques publications spécialisées viennent de rendre compte d’un rendez-vous professionnel tenu quasi secrètement en octobre dernier: la RFID University. Elle présentait, en effet des applications dans le domaine militaire.

L ‘une d’entre elles portait notamment sur l’emploi de la RFID pour assurer la logistique du «train» lors de la dernière campagne d’Irak. Les munitions et les rations alimentaires ont vu leur suivi correct grimper de 77 à 89 %. Par ailleurs, les frais de logistique visant la réduction des stocks lors de la « War in Irak » (allusion à la présentation très movie show de CCN) ont permis de passer d’une dépense de 127 millions de $ à seulement 70 millions. Par ailleurs, comme le souligne le porte-parole du Département de la Défense US : « l’utilisation de la RFID via un réseau et une infrastructure informatique particulièrement sophistiqués a permis aussi d’améliorer le moral des troupes, celles-ci pouvant compter à coup sûr sur les matériels et provisions requis ». En fait, la plupart des expérimentations de la RFID au sein du DoD se sont faites via des pilotes internes. A la différence de Wal-Mart, le DoD ne demandait pas à ses fournisseurs de franchir le pas de l’étiquette radio. Mais c’est apparemment sur le point de changer s’il faut en croire nos sources. Le mois dernier, les nouveaux appels d’offres spécifiaient que certains fournisseurs devaient proposer des palettes ou des conteneurs taggés. C’est le cas notamment pour Boeing, Raytheon, General Electric et Lockeed Martin, lesquels n’ont toutefois livré pour l’heure que des volumes extrêmement restreints de produits RFIDisés. Ces quantités devraient néanmoins bientôt bondir, puisque les nouveaux contrats avec obligation RFID portent sur des pièces détachées, des articles destinés aux soldats (casques, bottes, armures, uniformes) ainsi que sur les rations alimentaires. D’autres articles et d’autres dépôts (en dehors de ceux de Susquehanna et de San Joachim qui ont servi de zones test pour le moment) devraient suivre.


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