Richard Stallman cloue au pilori les OS de Microsoft, Apple et Google

Le père et gourou du logiciel libre, Richard Stallman, fait à nouveau sensation en qualifiant de malwares les systèmes d’exploitation desktop et mobiles de Microsoft, Apple et Google. Sa tribune a été publiée la semaine dernière, sous licence Creative Commons, dans les colonnes du Guardian.

« Quels types de programmes constituent des logiciels malveillants ? Les systèmes d’exploitation, en premier lieu », a déclaré le fondateur de la Free Software Foundation (FSF). Il accuse Windows « d’entraver les utilisateurs » et d’utiliser « une backdoor universelle qui permet à Microsoft d’imposer à distance des modifications logicielles. » Il ajoute que « Microsoft saborde les utilisateurs de Windows en dévoilant à la NSA des failles de sécurité, avant de les colmater. » Les OS d’Apple et Google ne font pas mieux, selon lui.

Les OS, les objets connectés et la data

« Les systèmes d’exploitation d’Apple sont également des malwares : Mac OS espionne et entrave ses utilisateurs ; iOS espionne, entrave, censure des applications et dispose d’une backdoor ». Android, l’OS mobile de Google pourtant basé sur le noyau Linux, « contient un malware dans un composant non libre : une backdoor pour l’installation ou la suppression forcée, à distance, de n’importe quelle app ».

Les logiciels propriétaires dans les objets connectés et le traitement de données massives à des fins marketing sont d’autres sujets préoccupants pour Richard Stallman. Taxé d’illuminé par certains, de visionnaire par d’autres, l’homme appelle à la résistance. « Devez-vous faire confiance à un Internet des objets basé sur des logiciels propriétaires ? Ne soyez pas un idiot », assène-t-il.

Lire aussi :
Android : La NSA transforme Google Play et Samsung Apps en espion
Espionnage de masse : le problème réside aussi dans le logiciel, explique la FSF

crédit photo de une © Anders Brenna / crédit photo de Richard Stallman dans le texte © Victor Powell CC 3.0