Ricoh déporte les communications unifiées vers le cloud

Poste de travail
Ricoh P3000 système de communications unifiées

Ricoh s’investit dans les communications unifiées avec le P3000, un système tout-en-un, positionné en entrée de gamme, entre webcam individuelle et salle de vidéoconférence, mais qui semble peiner à trouver son public.

Plus connu pour ses solutions d’impression et de gestion documentaire, Ricoh s’essaie aux communications unifiées avec le P3000, un système tout-en-un qui avait été présenté au Japon il y a tout juste un an.

À 1650 dollars (environ 1620 euros TTC), le dispositif se distingue sur un marché qui s’est, jusque-là, orienté vers le haut de gamme, dans le sillage de Cisco et Polycom. Mais entre webcams à usage personnel et salles de téléprésence, il subsiste un vide au détriment des petits groupes de travail. Certains équipementiers ont choisi, pour combler ce creux, des solutions matérielles plug & play compatibles avec le plus clair des clients de visioconférence. Ricoh fait intervenir des logiciels maison, hérités de son alliance avec la start-up américaine Vidyo.

Cet écosystème propriétaire d’applications et de pilotes, déployable en local, gravite autour d’une plate-forme cloud sécurisée qui intègre le noyau de gestion des communications. Jusqu’à 20 participants peuvent s’y connecter en simultané et chacun peut interagir avec un maximum de 9 correspondants, via des « vidéobulles ». L’optimisation de la bande passante est automatique. En l’occurrence, le débit des flux s’ajuste selon la qualité de la liaison Internet, de 500 kbit/s à 2 Mbit/s, pour une transmission en résolution 640 x 360 points, à 30 images par seconde.

Convaincante entrée de gamme

L’électronique adéquate est embarquée dans le P3000, qui prend ainsi en charge les démarches d’encodage. Le système en serait dans l’absolu autonome s’il ne lui manquait pas un dispositif d’affichage : pour entretenir la conversation, il est indispensable de se munir d’un écran externe, typiquement celui d’un ordinateur portable.

Malgré les quelques interrupteurs dont dispose la base, l’essentiel du paramétrage s’effectue via la plate-forme cloud de Ricoh. Celle-ci héberge un carnet d’adresses jusqu’à 100 contacts. Elle gère les appels multiples et les transmissions sécurisées en SRTP et TLS 1.0. Le délai d’initialisation avoisine toutefois les 30 secondes en DHCP et atteint les 50 secondes en IP fixe. Qui plus est, pas de détection automatique des réseaux sans fil, ni de capacité de basculement à chaud avec l’interface filaire.

Une offre cohérente

Le matériel se présente sous la forme d’un boîtier de 4 cm d’épaisseur pour 1,6 kg. S’en extrait le bras articulé d’une caméra HD secondée d’un microphone et d’un haut-parleur stéréo. Outre l’Ethernet Gigabit et le Wifi 802.11n, un port RGB et 4 ports DVI-D gèrent la vidéo en sortie, avec une résolution native XGA (1024 x 768 points), convertible en WXGA (1280 x 800 points).

Plus limité, l’objectif ne peut ni zoomer, ni ajuster la mise au point, fixée à 60 cm. De même, un port USB ne suffit pas à alimenter le P3000, qui tutoie les 50 W en crête, pour des nuisances sonores à 40 dB.  Mais à quelque 1600 euros TTC, abonnement cloud compris, avec la garantie de mises à jour gratuites du firmware et un archivage de l’historique des discussions, Ricoh tient là une offre cohérente.

Le Nippon a toutefois dû réviser ses tarifs et multiplier les annonces. En août 2011, le système P3000 s’affichait à quelque 2500 dollars (2455 euros TTC). Des baisses de prix progressives qui laissent penser que le produit n’a pas rencontré le succès escompté.

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