RIM passe à la vitesse supérieure avec la PlayBook 4G

4GPoste de travail

RIM a bel et bien dans ses cartons une tablette PlayBook dotée d’une connectivité 4G. Il s’agit d’un modèle à 32 Go de mémoire interne dont le lancement officiel est prévu pour le 9 août, uniquement au Canada dans un premier temps.

La tablette BlackBerry PlayBook sera bien au rendez-vous de la 4G. Un modèle équipé d’une connectivité LTE débarquera le 9 août, à l’heure où RIM, entré dans une période charnière de son existence, tente d’accrocher le train du haut débit mobile.

Au menu, un seul modèle à 32 Go de mémoire interne (la version 16 Go a tiré sa révérence début juin) qui embarquera le système d’exploitation PlayBook OS 2.0.1 et un emplacement micro-SIM. Dans un premier temps, le produit ne dépassera pas les frontières du Canada, commercialisé en partenariat avec des opérateurs télécoms qui devraient être Bell, Rogers ou encore Telus.

À en croire RIM, qui reste peu volubile excepté une perche tendue sur son blog, cette tablette survitaminée à la sauce 4G s’exportera, « dans les mois à venir », vers les États-Unis, puis l’Europe. Suivront l’Afrique du Sud et l’Amérique latine. En aparté, tous les détenteurs d’une PlayBook ont désormais accès à la plate-forme Video Store, laquelle héberge un catalogue de films et d’émissions TV disponibles en vidéo à la demande (VoD).

Uniquement au Canada

Il y a néanmoins fort à parier que la compatibilité des modems LTE se limitera initialement aux fréquences radio exploitées au Canada. En l’occurrence, les bandes à 700 MHz et 2,1 GHz. À titre comparatif, en France, l’ARCEP a attribué aux quatre opérateurs mobiles des lots dans les spectres à 800 MHz et 2,4 GHz. De telles disparités règnent à l’échelle du globe et ont déjà valu à Apple une amende salée pour publicité mensongère à l’adresse des consommateurs australiens : la boîte du Nouvel iPad laissait suggérer une parfaite compatibilité avec les réseaux nationaux, ce qui ne s’est pas vérifié dans la pratique.

Une erreur à ne pas reproduire pour RIM, auquel il incomberait, dans l’état, de décliner sa PlayBook en autant de modèles que nécessaire. Le constructeur canadien esquive habilement cette anicroche et en appelle pour l’heure à la patience : le déploiement s’effectuera sur plusieurs mois. Et d’ajouter, sur un ton rassurant, que « la tablette sera quoi qu’il en soit capable de se connecter automatiquement aux ondes 3G HSPA+ ».

Il sera par ailleurs toujours possible de recourir au tethering via un smartphone grâce à la fonctionnalité BlackBerry Bridge. Pour limiter la consommation de données, le haut débit mobile se désactivera automatiquement lorsqu’un point d’accès Wifi mémorisé sera à portée. Les paramètres d’itinérance sont réglables manuellement.

Les tarifs applicables à la sortie du produit restent à la seule discrétion de RIM. Mais les prix conseillés oscillant entre 199 euros et 299 euros pour le catalogue actuel, avec un surcoût lié à l’implémentation des puces 4G, la fourchette est toute trouvée pour ce premier couteau d’une feuille de route qui devrait, à l’horizon 2013, faire la part belle à une version pro dotée de 128 Go de mémoire interne.  Voire à une escarmouche sur le créneau des ardoises de 10 pouces, pensées pour un usage essentiellement domestique.

Souvent louée pour la stabilité et la sécurité du système, la qualité du navigateur et l’ingéniosité du contour tactile, la PlayBook souffre d’un profond désamour alors que les solutions logicielles manquent à l’appel sur un BlackBerry App World aux allures de désert applicatif. En outre, RIM n’est plus seul sur le segment des tablettes 7 pouces. La stimulante atmosphère de concurrence qui règne depuis le succès hivernal de l’Amazon Kindle Fire a poussé Google à investir le créneau, vraisemblablement suivi par Apple, pressenti pour décliner son iPad au format 7,65 pouces.


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