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RIM/BlackBerry sous la pression des actionnaires

Combien de temps Mike Lazaridis et Jim Balsillie, les co-dirigeants de RIM (Research in Motion), vont-ils résister à la pression des actionnaires. Les résultats décevants du 1er trimestre fiscal 2012 publiés la semaine dernière pousse les investisseurs à s’interroger sur la stratégie du constructeur canadien et donc son avenir.

Inférieurs aux attentes, les résultats affichent une hausse de 16 % par rapport au même trimestre 2011 mais en baisse de 12 % d’un trimestre à l’autre à 4,9 milliards de dollars, rapporte ITespresso.fr. Surtout, le nombre de BlackBerry écoulés sur la période – 13,2 millions – subit la pression de la concurrence, celle de l’iPhone et des terminaux Android principalement. Et si les 500.000 tablettes PlayBook vendues aux Etats-Unis en moins de deux mois constitue plutôt une bonne nouvelle (surtout après le départ cafouilleux), elles ne suffisent pas à apporter des signes de reprise tangibles.

Au contraire, RIM estime entre 11 et 12,5 millions le nombre de terminaux que le constructeur canadien vendra au deuxième trimestre, tiraillé entre le marché grand public, levier de croissance, et la nécessité de répondre aux besoin des professionnels, base historique des utilisateurs des produits du canadien. Une révision à la baisse de ses futurs résultats, la deuxième après celle émise début mai, qui a fait plonger le titre de 21,5 % à Wall Street vendredi dernier.

Conséquence, les actionnaires s’impatientent. Jarilowsky Fraser, sixième actionnaire de RIM, a vendu plus de la moitié de son portefeuille d’actions de l’entreprise canadienne, rapporte La Tribune (20/06). Plus tôt, le 11 juin, c’est Northwest & Ethicak Investments qui a demandé la séparation des fonctions de présidence et de direction générale. Cette direction bicéphale serait, aux yeux des actionnaires, la cause des retards que l’entreprise prend dans la sortie de nouveaux modèles et ses innovations. Le Bold 9900, qui combine écran tactile et clavier mécanique, ne sera pas disponible avant l’été.

Au sein même de RIM, la sérénité ne semble pas de mise entre les dirigeants. Don Morrison, directeur en charge des opérations, a annoncé son départ, pour congés maladie officiellement. Plus tôt, c’est Keith Pardy, le directeur marketing, qui rendait son tablier, pour convenances personnelles officiellement. RIM va-t-il suivre la même pente glissante que Nokia?

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