Robin Purohit (HP): «BSM 9 incarne notre vision intégrée infrastructure-applications-automatisation»

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Lors de Software Universe 2010 à Washington, Robin Purohit, responsable des produits Software, explique pourquoi HP dispose d’une bonne avance sur ses concurrents avec son offre d’administration, de monitoring et d’automatisation. Interview.

Comment HP répond-il à la complexité croissante de gestion des datacenters?

Le datacenter hybride est devenu une réalité pour la plupart des entreprises, dont le système d’information repose sur un environnement mixte où cohabitent du Cloud, des logiciels et des Clouds privés (Saas, Iaas, Paas), des serveurs virtuels et physiques, etc. HP se propose d’apporter une solution d’administration de bout en bout de ces environnements complexes, y compris pour les transactions et applications. Ce qui explique toutes nos dernières annonces autant en mode on-premise [logiciel] qu’en services Cloud. Ainsi, nos clients peuvent choisir le mode qui leur convient le mieux selon leurs projets et besoins pour gérer leurs infrastructures et applications pour lesquelles ils utilisent des logiciels et de services comme Amazon ou Rackspace.

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Comment surveiller et analyser des applications métier de plus en plus composites?

Une préoccupation majeure demeure : l’obligation de répondre au besoin de l’utilisateur et à ses contraintes, et de résoudre ses problèmes. Certes, les applications de plus en plus composites peuvent devenir très complexes selon la manière dont sont assemblés les composants ou services de diverses natures et provenant de lieux et d’éditeurs variés. Cela nécessite de nos solutions des capacités d’inspection approfondies et beaucoup plus complexes des transactions comme du code. En outre, nous devons prendre en compte les logiques métiers, extraire les données, importer des scénarios de test, établir des barrières de sécurité, prendre en compte de multiples liens, etc.

BMC, CA ou IBM avancent aussi dans ces directions. En quoi HP se différencie-t-elle?

Sans entrer dans le détail des solutions concurrentes, je peux affirmer plusieurs points différenciateurs de BSM 9 (Business Service Management). Tout d’abord, nous sommes les premiers à proposer un modèle orienté services en temps réel avec notre approche «Runtime Service Model». D’autre part, la méthodologie et les technologies sont très intégrées, fruits de nos dizaines d’années d’expérience. Ainsi, nos best-practices de développement de type Agile, développées et supportées par nos experts, intègrent aussi une forte automatisation combinant nos savoir-faire HP OpenView, Mercury et Opsware. Nous disposons d’une avance certaine, car BSM 9 est l’aboutissement de deux générations de ces trois gammes de produits, soit deux ans pour Opsware et trois ans et demi pour Mercury. Deux cycles de développement qui nous ont permis d‘incarner notre vision intégrée : infrastructure (OpenView) + Applications (Mercury) + Automatisation (Opsware).

BSM 9 reste-t-il une solution réservée aux très grandes entreprises?

En effet, nos premiers clients sont les grandes entreprises. Néanmoins, les PME/PMI [le haut du mid-market, à plus de 1 000 employés, NDLR] nécessitent aussi une solution d’administration sophistiquée. C’est pourquoi BSM 9 peut leur convenir : plus simple et plus rapide à déployer et fortement automatisé, il est aussi disponible en mode Saas. Ce dernier évite un fort investissement initial et favorise le transfert de dépense d’investissement (capex) vers des dépenses de fonctionnement (Opex). L’offre Saas, basée sur une interface Web, ne nécessite pas d’installation et profite de l’automatisation pour réaliser des audits et de l’autodétection ou de l’autodiagnostic, jusqu’à des préconisations et recommandations automatisées.


Auteur : José Diz
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