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RPA : la robotisation avancée des processus va doubler en Europe

L’adoption des technologies d’automatisation des processus par la robotique (en anglais Robotic Process Automation, RPA) est encore en phase initiale en Europe. Il n’empêche, d’ici 2020, le taux d’entreprises utilisant la RPA pour dix processus métiers ou plus devrait doubler, selon ISG (Information Services Group).

Ainsi 54% des entreprises pensent atteindre un stade avancé d’adoption d’ici 2020, contre 27% cette année. Elles seraient même 60% en Allemagne (32% aujourd’hui), contre 50% en France (22% présentement) et 46% au Royaume-Uni (23% actuellement).

Ce sont les principaux résultats d’une enquête réalisée auprès de 500 entreprises d’au moins 1000 collaborateurs en Europe par la société de conseil et d’analyse de marchés ISG. En partenariat avec l’éditeur américain de logiciels Automation Anywhere.

Les budgets dédiés à la RPA en Europe ont augmenté de 9% en moyenne en un an. Une progression supérieure à celle des dépenses IT dans leur ensemble. Par ailleurs, 25% des entreprises qui ont augmenté leur budget RPA ont déclaré une hausse à deux chiffres.

Le directeur des systèmes d’information (DSI), le directeur financier et le responsable de l’automatisation sont les principaux acteurs des décisions d’achat de solutions RPA. Les principaux « influenceurs » sont les consultants et les prestataires de services (managés).

Enjeux de sécurité et résistance au changement

Au cours des 24 prochains mois, les fonctions les plus impactées par la RPA seraient :

– le service client et le traitement des commandes (pour 43% des répondants) ;
– les fonctions financières, la trésorerie et l’audit (42%) ;
– l’achat, la logistique et la chaîne d’approvisionnement (40%) ;
– les fonctions commerciales et marketing (38%).
– l’IT (36%)

Ils devancent le développement produit (29%), la production (22%), les ressources humaines (20%) et le juridique (16%).

Malgré tout, des barrières à l’adoption de la robotisation des processus demeurent.

Les problématiques de sécurité sont les freins les plus souvent cités (par 42% des répondants). Le manque de budget et la résistance au changement suivent (33% respectivement).

Les défis de gouvernance et de conformité (29%), le manque de support IT (28%) et le manque de soutien de la direction (27%) arrivent ensuite.

Mais ISG affiche son optimisme. « Lorsque les entreprises réaliseront tout le potentiel de la RPA sur l’amélioration de leur productivité, ces barrières devraient baisser », a souligné la société dans son analyse. Les retardataires devront s’organiser pour rester compétitifs.

(crédit photo © Shutterstock)

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