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Russie : AWS, Cisco, Red Hat et d’autres se détournent du pays

Depuis le déclenchement, le 24 février dernier, de l’offensive militaire russe contre l’Ukraine, et la multiplication de sanctions de part et d’autre de l’Atlantique, le monde des affaires bascule.

Nombreuses sont les entreprises qui suspendent ou rompent leurs liens commerciaux avec la Russie. Dans les technologies de l’information toujours plus de multinationales, américaines pour la plupart, officialisent leur décision.

Parmi ces grands groupes se trouvent  :

Amazon Web Services, Cisco, IBM…

AWS > La filiale cloud d’Amazon n’accepte plus de nouveaux clients basés en Russie et en Biélorussie, a annoncé mardi 8 mars sa maison mère. Le groupe a également déclaré que Amazon Web Services (AWS)  n’a « ni datacenters ni bureaux en Russie », et que sa « politique de longue date est de ne pas faire affaire avec le gouvernement russe. »

IBM > Un autre groupe technologique américain, le centenaire « International Business Machines » (IBM), a déclaré le 7 mars suspendre toutes ses activités en Russie.

Red Hat > « Avec effet immédiat, Red Hat cesse ses ventes et ses services en Russie et en Biélorussie », ainsi que ses partenariats dans les territoires concernés, a indiqué dans un billet de blog Paul Cormier, CEO du fournisseur de technologies open source racheté par IBM en 2018.

SUSE > Concurrent de Red Hat, le fournisseur européen de solutions open source SUSE suspend lui aussi « toutes ses ventes directes vers la Russie ».  Melissa Di Donato, directrice générale de l’entreprise, l’a expliqué le 7 mars par voie de communiqué.

Cisco > Le CEO de l’équipementier réseau américain Cisco, Chuck Robbins, a indiqué le 8 mars que la société cesse toutes ses activités en Russie et en Biélorussie. Par ailleurs, l’entreprise dit continuer de soutenir « ses employés, clients et partenaires ukrainiens. »

Défaut de paiement « imminent » ?

Toutes ces firmes rejoignent une longue liste d’entreprises technologiques qui ont d’ores et déjà suspendu leurs activités commerciales en Russie, voire quitté ce marché. AMD, Apple, Google, HP, HPE, Intel, Microsoft, Oracle, SAP font partie de ces organisations.

Aussi, d’autres entités influentes dans le secteur IT, dont les multinationales du conseil et de l’audit Accenture, PwC, KPMG, EY et Deloitte ont décidé d’arrêter leurs opérations en Russie.

Le fait que Fitch Ratings ait de nouveau abaissé la note accordée par ses soins à la dette de la Russie, cette semaine, devrait amplifier le mouvement. En outre, pour l’agence de notation financière basée à New York, cette dégradation reflète sa conviction qu’un défaut de paiement du gouvernement russe est « imminent ».

(crédit photo © Shutterstock)

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