Sage veut ‘capitaliser’ sur ses plates-formes 1000 et X3 (ERP Adonix)

Régulations

Sage veut devenir « la référence » sur son marché d’ici à 2010. Son
offre continuera d’évoluer « en capitalisant sur ses deux plates-formes
stratégiques : Sage X3 et Sage 1000 ». Mais annonce d’une troisième: X2…

Sage revendique d’être présent dans 1 entreprise sur 4 en France sur le créneau des grandes et moyennes entreprises.

Avec une équipe de 600 personnes en France, dont 150 en R&D et 300 pour les services, l’éditeur se considère comme « la première organisation dédiée aux entreprises de plus de 100 salariés« , déclare Christophe Letellier, dg de la division Moyennes et Grandes Entreprises de Sage.

Suite au rachat d’Adonix, Sage confirme que deux lignes de produits vont continuer leur développement : Sage X3, pour le développement d’une gamme ERP et Sage 1000 pour le développement d’une suite administrative financière.

« C’est une clarification que nous voulons donner au marché« , affirme la direction de Sage.

La plate-forme X3 conservera ses caractéristiques, son héritage d’ Adonix, architecturé comme un ERP. Les nouveaux développement englobent, bien évidemment, la technologie ‘objet’, une orientation ‘services Web’ et des fonctionnalités Web 2.0.

La version 5 de Sage X3 est présentée comme une refonte de la technologie antérieure, avec deux avancés phares :

1- une nouvelle interface utilisateur qui « doit en faire un outil de référence ». Beaucoup de modules en ‘flash’, donc une ergonomie nouvelle où le multi-fenêtrage tend à disparaître totalement, tout en s’ouvrant plus encore à des intégrations bureautiques (dont Microsoft Office, notamment).

2- un nouveau ‘workflow’ avec une gestion des flux et des validations encore plus dynmaique, et mieux orchestré, avec une traçabilité des modifications apportées.

Par ailleurs, Sage annonce pour décembre 2007, le programme X2: il s’agit d’une nouvelle offre d’ERP (Entreprise resource planning, ou application intégrée) destinée à des entreprises de 100 à 500 personnes.

« Nous estimons qu’il existe deux univers pour les offres ERP: l’un orienté vers des solutions de plus de 100 KEuros, relativement lourdes et complexes à installer, et l’autre s’inscrivant en dessous de ce seuil d’investissement. Nous avons l’ambition de pouvoir proposer une offre ERP clés en mains ou ‘pré-packagée’ si situant entre 60 et 70 kEuros. En volume, cela pourrait représenter la moitié du marché« , affirme Christophe Letellier.

Dans le « pré-packagé », Sage songe à une part de verticalisation « métier ». « Mais ce qui intéresse ce segment, c’est qu’il y ait un minimum à modifier. S’il faut tout adapter, tout changer, on revient à notre offre X3″.

Avec cette nouvelle offre X2, de nouveaux partenaires vont donc être sollicités, venant s’ajouter à ceux qui sont fidélisés sur X3.

« Ce seront des profils différents. Nos partenaires X3 ont une forte culture d’intégrateurs« .

Par ailleurs, la ligne Sage 1000 continue sa route, avec des investissements renouvelés. Mi-juin, un nouveau module « compta-groupe «  vient s’ajouter à la panoplie : il marie comptabilité et module de consolidation.

Pour décembre 2007, est annoncé une Suite adminitrative/ financière : un outil unique, intégré, spécialement conçu pour les DAF (directeurs administratifs et financier): c’est la synthèse entre

gestion de trésorie, consolidation, immos , comptabilité, facturation – à laquelle sont ajoutés 3 modules : achats, engagements de dépenses et suivi budgetaire.

Ces ajouts répondent à la récente pression exercée par les diverses procédures de mises en conformité (IFRS, Sarbane-Oxley, Bâle II…)

« Les enquêtes montrent que les entreprises qui s’en sortent le mieux sont celles qui sont à jour avec ce genre d’outils », commente Christophe Letellier.

D’où l’ambition répétée: « Devenir la référence du marché », avec l’appui des partenaires, en sortant de « vieux schémas ventes directes/indirectes » car il faut d’abord consolider un climat de confiance, vis à vis des relations clients.

Sage compte 80 partenaires à ce jour, et ne songe pas à élargir ce portefeuille mais plutôt à le renforcer qualitativement et financièrement.


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