Salon Cartes : quand la biométrie remplace le code PIN

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Au salon Cartes, la biométrie se glisse partout, y compris dans les terminaux de paiement

La biométrie n’est pas seulement présente au rayon des projets e-gouvernement, au salon Cartes. On la rencontre également chez Ingenico, qui fournit des terminaux de paiement dans le monde entier, et présente une gamme de ses produits sur son stand. Car, « plus d’une dizaine de millions de porteurs de cartes à puce, également dotées d’une empreinte biométrique habitent en Afrique du Sud, au Ghana, en Namibie et dans d’autres pays africains », explique Mirza Pillay, responsable marketing de UEPS, une société qui commercialise ces solutions de paiement, également présente au salon Cartes, aux cotés d’Ingenico.

Le doigt d’urgence

Ce marché pourrait bien être un marché d’avenir. Il concerne de nombreux pays, et les populations « pour qui il est compliqué de recevoir un code pin par la poste, car ils sont analphabètes, et qui ne disposent pas de compte bancaire » analyse Eric Laberder, responsable de ces projets chez Ingenico. Ces terminaux et ces cartes qui incluent des données biométriques, sont multi-applicatifs, et ont également trouvé d’autres usages. Par exemple, au Mexique, ils servent à identifier les individus bénéficiant d’une couverture de santé. En Inde, ils sont utilisés dans des projets de micro crédit. Et, en Irak, ils ont servi à s’assurer que l’aide internationale était distribuée à qui de droit.

Concrètement, le terminal de paiement intègre aussi une fonction d’enrôlement de l’empreinte digitale, qui était auparavant effectuée sur un autre terminal. Les empreintes digitales sont enregistrées par la machine, puis, le gabarit est inscrit dans la carte. Et, lors du paiement, apposer un doigt sur l’interface du terminal remplace le code Pin. Pour enregistrer les clients, qui souhaitent disposer d’une carte, les banques enregistrent les dix pouces, qu’elles conservent dans des bases de données. « Cela évite qu’ils n’ouvrent plusieurs cartes, auprès de plusieurs banques »justifie Mirza Pillay. Le « doigt d ‘urgence » défini comme tel lors de l’enregistrement a pour fonction de bloquer la carte si le client appuie avec lors de la transaction : une précaution en cas d’agression.

Autre spécificité de ces terminaux, adaptés à des contextes spécifiques : la transaction s’effectue directement entre la carte du porteur et celle du commerçant, par un échange crypté, dans le terminal.« Tout se déroule donc off line, jusqu’à la fin de la journée où le commerçant télétransmet par GPRS les transactions effectuées à la banque »précise Mirza Pillay. Du sur mesure, dans des pays à fort taux d’analphabétisme, de faible bancarisation et d’absence totale de veille sur la protection des données personnelles.


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