Salon CARTES: le baromètre du secteur au beau fixe

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A l’occasion du Salon Cartes 2004, qui s’est déroulé du 2 au 4 novembre au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte, le petit monde de la carte à puce est entré en effervescence. Regain de confiance garanti

Grâce au dynamisme du marché des télécommunications mobiles, de la banque et du secteur public, la confiance règne. Le besoin croissant de sécurité est une aubaine pour le marché de la carte à puce: c’est un coup de fouet aux secteurs existants comme les télécommunications et la banque. Il permet d’ouvrir la porte à de nouvelles possibilités (badges d’entreprise, passeports électroniques…). A tel point que les prévisions laissent entrevoir une croissance à deux chiffres pour les deux prochaines années.

La hausse des volumes permet aux fabricants de cartes à puce de faire face à « l’effet de ciseaux » qui affecte pour partie leurs recettes. En effet, ils ont tendance à être pris entre une hausse des cours du silicium, qui pèse sur leurs achats de matériaux, et une pression à la baisse sur les prix de vente de la part de leurs clients industriels. Quelques tendances fortes se dessinent. D’une part la plate-forme JavaCard confirme sa place prépondérante, en particulier dans le domaine des télécommunications. Pour répondre aux besoins d’interopérabilité entre opérateurs de téléphonie mobile, les cartes Java, qui représentaient déjà plus de la moitié des livraisons en 2003, péseront les deux tiers en 2005. Les ventes de cartes SIM, dopées par l’intérêt croissant des Chinois, Indiens, et Sud-Américains pour le téléphone portable, ont permis un retour à une croissance soutenue dans le secteur de la téléphonie mobile, premier secteur d’application des cartes à puce. La confirmation de la migration vers le standard EMV tire le secteur bancaire. Malgré les reports de nombreux projets annoncés dans certains pays, le secteur annonce une croissance supérieure à 20% pour l’année prochaine. Le secteur des transports pointe son nez avec des projets phares comme les cartes sans contact Oyster à Londres ou Navigo à Paris, tandis que d’autres projets sont à l’étude en Chine, au Japon ou au Brésil. De même, les marchés du secteur public – avec par exemple les cartes de santé – ou celui des badges de société, encore en gestation, s’annoncent prometteurs et pourraient se révéler très importants à l’avenir.


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