Salon Linux: IBM Software France cohabite avec les fans

Régulations

Outre la présence -remarquée- de Microsoft sur ce salon décidément très “open”! on enregistre les bons échos des grands acteurs, dont HP, Bull et Sun… et Big Blue, bien sûr. Un exemple: la dynamique applicative autour de WorkPlace 2.5

L’une des satisfactions, que suscite objectivement ce Salon Solutions Linux, aura été la cohabitation conviviale autant qu’insolite entre les jeunes chevelus du monde du “Libre” (l’

Open Source), les scientifiques sans cravate (cf. l’Inria…) et les dynosaures de l’informatique bien vivants dans l’univers Linux. Démonstration sur le stand d’IBM: “Le fait est que Linux présente aujourd’hui un modèle économique hybride“, expliquent François Mollard et Michel Granger, respectivement vice-président et directeur marketing d’IBM Software Group West Region. “Par opposition à l’environnement “propriétaire” d’autrefois, on doit panacher aujourd’hui, entre le pur communautaire du “Libre” (les communautés de chercheurs, certaines administrations ou collectivités…) et les standards ouverts; il faut se faire à ce nouvel univers hybride entre ce communautaire et le monde marchand“. Et de poursuivre: “L’un des fondamentaux, c’est l’adoption de standards. Les entreprises, font parfois le choix Open Source, sans que ce soit forcément stratégique. Il y a un an et demi, des SSII faisaient des tentatives de développements en Open Source, en considérant que ce n’était pas un gros marché. Aujourd’hui, elles disent Open Standard et elles panachent le “Libre” avec des standards affirmés. Pour nous, chez IBM, cela se traduit, par exemple, par le positionnement de WorkPlace 2.x, sur les plates-formes Windows et Macintosh, un logiciel bureautique qui donne l’impression d’utiliser Excel ou PowerPoint, qui peut en lire les fichiers mais sans être un logiciel avec licence Microsoft.” L’important, ce serait donc le standard, qui “se forge et s’impose dans cette intersection entre la communauté, ses usages et le monde marchand. C’est un facteur d’économies évident pour les utilisateurs.” 3 à 4 fois plus d’investissements? IBM se plaît à citer une étude (source IDC *) qui soutient qu’une entreprise qui migre vers Linux dépense 3 à 4 fois plus que sur Windows. Explication? “Nous le constatons: l’entreprise en profite pour tout renouveler ou presque. Elle remet à plat son infrastructure logicielle en s’appuyant sur de nouveaux standards -ouverts- et, de ce fait, elle engage beaucoup plus de moyens, elle anticipe sur ses investissements à 2 ou 3 ans, voire plus. Car, par exemple, elle reconsidère les fondations de ses bases de données. Cela enclenche alors des chantiers très conséquents et à une échéance très rapprochée.” Autre indice confirmant cette migration, la mobilisations des forces commerciales: “Sur Linux, nous avions une équipe centrale de 4 I.C. Ils sont une dizaine aujourd’hui, et nos objectifs 2004, qui avaient été révisés à la hausse en juillet, ont été dépassés. En clair, il existe bien un credo Open Source et Linux chez Big Blue. Et un score à tenir: “Nous sommes crédités comme numéro 1 en part de marché sur Linux, pratiquement depuis 1996, grâce aux choix de nos clients en faveur des bases DB2 sous logiciel libre”. A noter qu’en France IBM revendique 22% du marché du ‘middleware’, avec ses 5 briques d’infrastructure logicielle que sont Lotus, Websphere, Rational, DB2, Tivoli, auquel s’ajoute l’offre de pilotage du stockage de données. (*) Source IDC: le taux de croissance moyen annuel des investissements sur le ‘middleware’ Open Source entre 2003 et 2007 est de +41,8%, contre +10,2% sur les plates-formes Windows. Lire notre dossier Spécial Salon Linux.


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