Salon Linux : JBoss s’impose comme Open Source de 2è génération

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Leader de l’open source professionnel, JBoss entre de plein pied dans la seconde génération des modèles économiques de l’open source. Une stratégie à la recherche de méthodologies à partager, et tournée vers les ‘micro-noyaux’ en middleware

Les années 80 ont vu apparaître l’open source, basé sur un modèle économique non professionnel et ‘

non lucratif. Fer de lance de cette période, les compilateurs et utilitaires texte, FSF et BSD. La première génération de business modèle open source est apparue durant les années 90, avec les modèles, originaux mais peu lucratifs, basés sur les packages de système d’exploitation et de serveurs Web. Nouveau fer de lance, Linux, avec des packs comme Red Hat et SuSE. Mais cette première génération, pour importante qu’elle soit, s’est révélée réductrice en générant un problème de compréhension sur l’open source, qui ne se résume pas qu’à Linux ! C’est d’ailleurs l’un des paradoxes de JBoss, chef de file de l’open source professionnel. “C’est plus facile sous Windows !“, affirme Sacha Labourey, P-dg de JBoss Europe. La preuve ? Un tiers des utilisateurs de JBoss sont sous Windows, tout comme 60% des développeurs… Ce serait même une erreur de Microsoft que de laisser croire que son système est agnostique. “L’OS n’est pas important, rappelle Sacha Labourey, faisant en particulier référence aux machines virtuelles Java. Dans cette perspective ou l’OS n’est plus une priorité, et si Java sonnait la fin de Windows, le passage vers autre chose ? Tous les acteurs de l’open source ont intérêt à ce que ce passage se passe bien ! C’est dans cette dynamique que les début des années 2000 marquent l’émergence de la seconde génération de modèles économiques open source, avec les bases de données et le middleware, avec MySQL et JBoss. L’open source rencontre donc une phase clé de son histoire. Il lui faut quitter la démarche d’agrégation pour adopter une vraie démarche de développement. Etape difficile qui implique de dépasser le focus sur Linux, tout en conservant une vision de l’OS idéal, celui du futur de l’informatique. Mais aussi dépasser l’aspect communautaire, qui pourrait tendre à marginaliser des développements qui pourtant ont aujourd’hui la qualité des outils propriétaires ! Dans cette démarche, où le marché open source se doit de modifier son approche pour devenir encore plus professionnel, JBoss reste par trop associé au serveur d’application. C’est certes la fondation de son activité, mais l’éditeur veut en faire un micro-noyau pour ses futurs développements. Cette nouvelle approche est liée à la recherche d’auto financement des projets. Objectif ambitieux que de faire croître un écosystème, mais qui s’appuie sur une méthodologie qui veut couvrir l’ensemble du cycle. Avec sa dynamique de micro-noyau, JBoss s’intéresse donc à ce qui se trouve sous le serveur d’application, c’est-à-dire qui pourra tourner sans passer par ce dernier. Et de développer la couche minimale d’une application sans serveur d’application, d’un “middleware en matière flexible” ! Alors, quel est l’objectif de l’éditeur professionnel open source ? S’attaquer au marché de masse du middleware, monétiser une partie de ce marché qui reste trop attaché à l’image du gratuit, vendre du support à plus forte marge, et réinvestir dans le développement La seconde génération du modèle économique de l’open source… Lire notre dossier Spécial Salon Linux.


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