Salon Mobile Office: Sun à l’assaut des applications métiers mobiles

Régulations

Le groupe américain présente une solution de bout en bout afin de déployer des applications métiers mobiles quelque soient les terminaux et les réseaux utilisés

Même si la mobilité d’entreprise tarde véritablement à décoller, Sun Microsystems n’entend pas rater le coche d’un marché évalué à 30 milliards de dollars en 2006. Une volonté qui se traduit par la présence, pour la première fois, du groupe américain au Salon Mobile Office de Paris.

Ni opérateur, ni éditeur de solutions, Sun se positionne comme “facilitateur” d’intégration de solutions mobiles pour les entreprises. Ces solutions sont intégrées au sein de l’offre ‘Enabling the Mobile Entreprise’ (EME). EME est une brique qui se place entre les applications métiers de l’entreprise (quelque soit l’éditeur) et le parc de terminaux mis à la disposition des salariés. Les utilisateurs peuvent interagir avec des applications frontales ou back-offices via leurs terminaux, quelque soit le type de réseau, de terminal (smartphone, PDA, PC…), de système d’exploitation, et même en cas de rupture du signal radio Explications. “Le constat a été simple à faire”, explique Laura Lègue ‘Industry Sales Developement’ pour Sun. “Le dénominateur commun des chefs d’entreprise est l’interopérabilité. Les projets de mobilité doivent être multi-terminaux, multi réseaux et surtout fonctionner en mode connecté ou non”. Gestion centralisée La force de cette suite se situe donc au niveau de sa gestion qui est centralisée. Grâce à l’utilisation de Java, une application développée une fois pourra être déployée indifféremment sur plusieurs types de terminaux hétérogènes sans avoir à subir de modifications. C’est le client Java intégré au terminal qui fait l’interface entre l’application et la machine. Outre une économie de temps et de coûts, EME permet de gérer l’obsolescence et la gestion des parcs hétérogènes de terminaux. EME permet en outre de travailler même en mode déconnecté (très utile pour les spécialiste de la maintenance travaillant dans des zones non couvertes: ascenseurs, sous-sol…). Les données sont stockées localement jusqu’à ce que la liaison soit rétablie. Hors zone de couverture, l’utilisateur ne perd pas ses données et une fois la liaison rétablie avec le système d’information de l’entreprise, la transmission des données reprend là où elle a été interrompue. Enfin, en matière de sécurité, EME intègre plusieurs mécanismes d’authentification: mots de passe, serveur radius, SecureID… ROI concret On comprend vite l’intérêt du produit pour les projets mobiles. Pour l’entreprise, le coût du déploiement de cette solution peut s’avérer économique surtout dans un environnement hétérogène. Ensuite, EME répond également aux problématiques classiques liées aux population nomades: forces de vente, maintenance, intervention sur site, maîtrise d’ouvrage… “Nous sommes capables de démontrer un ROI (retour sur investissement) concret”, souligne Laura Lègue. “La solution permet un gain de temps certain pour les salariés, des gains de productivité, elle permet d’affecter des salariés à d’autres tâches et d’imaginer de nouveaux services grâce au temps économisé”. Concrètement, la responsable de Sun cite l’exemple de cette entreprise comptant 10.000 techniciens qui, grâce à la solution, effectuent une intervention de plus par jour soit 10.000 prestations à 100 euros en plus par jour. “Le ROI se fait entre 8 à 40 mois en fonction des tâches effectuées”, souligne-t-elle. Le coût pour ce type de projet varie entre 100.000 euros et 2 millions d’euros. Sun s’adressera en priorité à ses clients et revendique déjà une quarantaine de projets en cours de développement, dont six finalisés. Mobilité en entreprise: le constat de Sun

Thème à la mode, salon qui fait le plein, la mobilité en entreprise n’a pour autant pas encore véritablement décollé. Seule, une première étape semble avoir été franchie, celle de l’accès aux messageries de l’entreprise.

Demande numéro un des entreprises, la possibilité de relever ses mails en mobilité est aujourd’hui une réalité, notamment avec le succès planétaire du terminal BlackBerry. Mais parle-t-on ici véritablement de mobilité d’entreprise? “Il s’agit d’une fonction utile et qui valorise les cadres”, explique Laura Lègue de Sun. “Mais les projets de mobilité doivent avant tout permettre de réduire les coûts et de générer un ROI important. Or la messagerie mobile est beaucoup moins rentable et le ROI est faible”. La vraie mobilité, ce sont les applications métiers utilisables en nomadisme. Et sur ce terrain, Sun estime qu’il reste du chemin à faire. “Nous sommes encore dans la phase 1. Les chefs d’entreprise cherchent à mettre en mobilité leurs applications. Ils observent, évaluent le ROI, l’avantage sur la concurrence. Certains avancent plus vite que d’autre”, commente Laura Lègue. Et de poursuivre: “La phase deux, c’est à dire l’intégration des projets dans la stratégie des entreprises n’interviendra que dans la seconde moitié de 2005. Enfin, la véritable convergence comme celle de la mobilité et du RFID par exemple ne sera visible qu’en 2006”.


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