Samsung SSD : sus aux serveurs et aux datacenters avec le NVMe

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De nouveaux SSD grand public, mais aussi et surtout l’annonce d’une nouvelle gamme de SSD pour l’entreprise qui préfigure les standards de demain : une symbiose PCIe et NVMe pour faire exploser limitations de débit et engorgements.

De notre envoyé spécial à Séoul – Si le SSD fait le bonheur des passionnés d’informatique : rapide, silencieux, léger… il commence également à se faire une place dans les systèmes de stockage et les serveurs d’entreprise.

Lors de son événement 2013 SSD Summit qui se tient actuellement à Séoul (Corée), Samsung confirme sa volonté de positionnement sur l’entreprise et le datacenter, également sur ce segment.

Après avoir créé une division B2B dans la plupart de ses filiales, dont la France, et recruté Olivier Savornin à sa tête, le coréen a nommé Andrew Mills responsable B2B pour l’Europe.

Les gammes Entreprise se multiplient
Les gammes Entreprise se multiplient

À l’occasion de cet événement majeur, le fabricant lance certes sa nouvelle gamme de SSD grand public 840 EVO plus rapides jusqu’à 1 To (« SSD Samsung 840 Evo : contrôleur MEX, classe 10 nm et NVMe »), mais il annonce surtout avoir développé le XS1715 : première gamme de SSD 2,5 pouces NVMe destinée au marché haut de gamme des entreprises et datacenters.

Des modèles qui seront disponibles en version 400 Go, 500 Go et 1,6 To, au cours du second semestre 2013 (plutôt en fin d’année).

Le SSD XS1715 de Samsung montré lors de l’événement affiche de belles performances avec une vitesse de lecture de 3 Go/s et 740 000 IOPS. Ce produit est destiné aux serveurs d’entreprise. Les porte-paroles maison soulignent qu’il est extractible à chaud (hot plug). Et sa connectique SFF-8639 utilise une interface PCI-Express 3.0 x 4, pouvant atteindre jusqu’à 4 Go/s.

Accélérations protocolaires
Accélérations protocolaires

Le problème de l’engorgement

La communication entre le processeur et le périphérique de stockage en mode Sata est limitée à 600 Go/s, et elle passe à 1000 Mo/s en mode PCI-Express (ou PCIe). Aujourd’hui, les SSD Sata utilisant les bus PCIe perdent en efficacité, car une interface (HBA PCIe/Sata) doit intercéder pour tous les échanges. D’où l’intérêt pour Samsung de proposer un SSD PCIe.

Sur son modèle 1,6 To NVMe, le fabricant annonce « une vitesse en lecture séquentielle de 3000 Mo/s, soit le traitement de 500 Go de données en moins de 3 secondes ».

Cela est également rendu possible grâce au protocole utilisé pour gérer la liaison PCIe : le Non Volatile Memory Express ou NVMe. 80 entreprises collaborent à l’élaboration de cette spécification dont Samsung, Oracle, EMC, LSI, NetApp, Cisco, Dell… Bref quelques spécialistes du stockage. Une version 1.0 a été livrée en mars 2011 et les spécifications NVME 1.1 datent d’octobre 2012.

En version Sata, la pile logicielle AHCI (Advanced Host Controller Interface) ayant été pensée pour des disques durs présente désormais plusieurs handicaps (voir tableau). En tête, le fait de n’utiliser qu’une seule file capable de ne contenir que 32 commandes. Avec le NVMe, on passe à 64 000 files de 64 000 commandes chacune. De quoi laisser les SSD s’exprimer pleinement.

Mais parce que tout n’est pas rose dans le meilleur de mondes technologiques possibles, le NVMe n’est pas intégré dans les systèmes d’exploitation actuels… contrairement à l’AHCI.

Toutefois, gageons que les spécialistes des serveurs, des datacenters et du stockage (dont la plupart font partie du groupe NVMe) feront en sorte que cette industrie accélère le pas pour remédier à cette situation. Et leur apporter au passage une réponse efficace aux problèmes de gestion des volumes de données en pleine explosion.

En attendant, Samsung annonce continuer à développer des SSD NVMe, aussi bien pour les serveurs et datacenters que pour les PC ultramobiles.


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Auteur : José Diz
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