SAP a toujours faim

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L’éditeur ne cache pas ses envies d’acquisitions

La concentration dans le secteur des progiciels est toujours à l’ordre du jour. Et l’allemand SAP n’échappe pas à la tendance. Après s’être fait chiper Retek par Oracle, le groupe est bien décidé a faire des emplettes. Dans un entretien accordé au

Financial Times, le président du conseil d’administration et directeur général du groupe allemand SAP, Henning Kagermann, déclare « voir beaucoup d’opportunités de croissance, principalement organique ». Le dirigeant du premier éditeur mondial de progiciels ajoute qu’il serait prêt à regarder des opportunités de rachat dans les logiciels pour la distribution, la banque et le secteur public, pour un montant pouvant aller jusqu’à 1 milliard de dollars. Alors qu’il reconnaît les faiblesses de SAP en Amérique du Nord et au Japon, les cibles potentielles ne se situent pas forcément sur ces marchés, prévient-il. Selon l’hebdomadaire Barron’s cité par Reuters : « il y a maintenant un trop grand nombre d’éditeurs proposant des produits similaires à un nombre insuffisant de clients ». Et pour le magazine, la conséquence est évidente: « cette situation pousse à une consolidation du secteur. » Consolidation qui se fera par des acquisitions et des fusions mais qui risque à terme de provoquer une situation de monopole ou de duopole qui n’est jamais à l’avantage du consommateur. Le magazine économique observe que le problème consistera alors pour les investisseurs à choisir parmi les nombreux petits éditeurs de logiciels professionnels et de petites sociétés de services en informatique sur lesquels porter leur choix et de deviner lesquels continueront de résister face à leurs gros concurrents.


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