SAP va construire un nouveau centre de R&D en France sur la dataviz

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Bill McDermott SAP

Lors d’un entretien à l’Elysée, le co-Pdg de SAP Bill McDermott a promis l’ouverture d’un nouveau centre de R&D en région parisienne. Consacré à l’analytique, cette implantation doit voir le jour en 2015 et employer plusieurs centaines de personnes.

Lors d’un entretien hier à l’Elysée avec Emmanuel Macron, le secrétaire général adjoint de la présidence de la République, le co-Pdg de SAP Bill McDermott (en photo) a expliqué hier à son interlocuteur que l’éditeur s’apprêtait à réaliser un investissement dans l’Hexagone : l’ouverture d’un centre de R&D en France dédié à la visualisation de données (dataviz). Chez SAP, on parle d’un « investissement significatif », sans préciser toutefois ni la future localisation du centre de R&D, ni ses effectifs à terme.

Le futur centre devrait toutefois accueillir plusieurs centaines de personnes et ouvrir ses portes courant 2015 en région parisienne. Il viendra compléter l’actuel laboratoire consacré à l’analytique, qui regroupe environ 600 salariés à Levallois-Perret, ancien siège de Business Objects, l’éditeur français de BI racheté en 2008 par l’Allemand.

Dans un entretien avec la presse, en milieu de semaine, le dirigeant avait déjà levé un coin de voile sur ce futur investissement, en expliquant : « SAP va accroitre ses investissements dans la métropole qui reste le berceau de Business Objects. Je pense que nous pouvons réinventer la visualisation de données, segment clef de la business intelligence, ici, à Paris. »

Un nouvel interlocuteur pour la France

« La qualité des ingénieurs français ainsi que la qualité de l’écosystème ont joué un grand rôle dans le choix de la France », explique Frédéric Massé, responsable des relations avec les gouvernements en Europe chez SAP. Selon lui, l’aspect fiscal, notamment l’existence du Crédit impôt recherche, n’a joué qu’un rôle périphérique. « La fiscalité ou le coût du travail ne décident pas à eux seuls d’une implantation de ce type, même si le Crédit Impôt Recherche reste évidemment un argument de l’Hexagone », explique Frédéric Massé, qui se réjouit par ailleurs des récentes conclusions du Conseil stratégique de l’attractivité, au terme duquel François Hollande s’est engagé en faveur d’une stabilité fiscale tout au long de la phase d’investissement sur un projet.

La visite de Bill McDermott à l’Elysée a également vocation à préparer la transition à la tête de l’éditeur. Fin mai ou début juin, l’Américain sera le seul Pdg de l’entreprise, après avoir longtemps partagé la direction de l’entreprise avec le Danois Jim Snabe. Un Jim Snabe qui était jusqu’alors l’interlocuteur privilégié de l’Europe (notamment sur le Schengen des données) et du gouvernement français. Il avait notamment participé au Conseil stratégique de l’attractivité organisé par l’Elysée en février dernier. « La rencontre avec la présidence visait à officialiser la transition entre Jim Snabe et Bill McDermott », explique Frédéric Massé.


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