Sarah Palin : «Ce qui m’a le plus blessée : le piratage de ma boîte e-mail»

Sécurité

L’ex-colistière de John McCain à la présidence des Etats-Unis vient de sortir son livre. Dans « Going rogue » (Devenir solitaire), elle évoque le douloureux piratage de son compte Yahoo.

Sarah Palin sort à nouveau les griffes. Celle que la presse américaine surnommait le « pitbull avec du rouge à lèvres » règle ses comptes avec ses ennemis. Elle évoque notamment le piratage de sa boîte de messagerie électronique en pleine campagne comme l’évènement « le plus décourageant » de sa campagne.

Rappel. En septembre 2008, un internaute affirmait détenir l’adresse électronique de l’actuel gouverneur de l’Alaska. Captures d’écran et photos volées à l’appui, le pirate expliquait même comment il a eu accès au compte gov.palin@yahoo.com.

Sur la brèche, le FBI s’était alors penché sur ce cas. L’enquête avait amené l’agence à interroger le fils d’un député démocrate du Tennessee. Le hacker (appelé rubico) avait traqué Sarah Palin en recueillant des informations dans les médias ou à travers les communiqués pour connaître son adresse électronique. Avec un peu de curiosité, le pirate avait ensuite demandé à changer de mot de passe pour accéder au compte Yahoo.

Dans son livre intitulé Going Rogue (Devenir solitaire), Sarah Palin évoque cet épisode comme l’événement « le plus perturbateur et décourageant de sa campagne ». Elle explique que ce piratage a eu pour effet de créer une paralysie de son administration et d’empêcher les communications avec son équipe en Alaska. Elle relate : « Nous étions dans un hôtel du Michigan avec mon mari lorsque nous avons appris la nouvelle. »Elle décrit alors comment elle a vu du contenu privé être exposé sur la place publique. « Je fus horrifiée de voir que des millions de personnes pouvait voir mes messages personnels, notamment ceux d’une amie qui partageait ses problèmes de cœurs pendant son divorce.»

Pour autant les critiques subsistent. Notamment le fait d’utiliser une adresse privée pour s’occuper d’affaires bien publiques. Un tel manque de « professionnalisme » peut choquer bien que cette utilisation n’a pas été jugée illégale. Des critiques compréhensibles lorsque l’on regarde de plus près la méthode de piratage de l’adresse mail de l’ex-colistière…


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