‘Sarkospam’: ça recommence

Régulations

Après la vague de spam qui a véritablement pollué nos boîtes mails, c’est au tour des moteurs de recherche de faire le jeu du leader de l’UMP

L’on savait que les politiques étaient de grands “blogueurs” devant l’éternel, mais des spammeurs? Et pourtant, le parti du ministre de l’Intérieur poursuit son étonnante campagne marketing via le web. Après les spams pro-sarkozy qui continuent à proliférer, le parti de la majorité vient de s’offrir des mots-clés chez Google

Décidément, l’UMP a un atout sur les autres formations politiques : sa présence sur Internet. En effet, le parti de la majorité aime user et abuser de la Toile pour faire la promotion de son nouveau gourou. Qualifié, par les internautes excédés par les spams, d’Iznosarko en référence au personnage de bande dessinée Iznogoud -celui qui veut être calife à la place du calife-, le ministre ne semble pas avoir retenu la leçon. Il poursuit lentement la conquête de ce pays virtuel qui lui, ne vote pas en 2007. Comme le précise le site rezo.net, la recherche des mots-clés “Racaille” (ne fonctionne plus), “Banlieue”, “voitures brûlées” ou “insécurité” nous propose un lien ‘commercial’ contenant une pétition de soutien “pour rétablir l’ordre avec Nicolas Sarkozy”. Les deniers dûment récoltés par le parti de notre “monsieur propre de l’intérieur” sont ainsi utilisés sans complexes pour s’offrir ces pages ciblées, tandis que les skyblogs des “jeunes voyous” crées en hommage à deux jeunes morts dans les violences urbaines sont censurés. Comment cela est-il possible ? L’agence technique de l’UMP a simplement contacté Google et son service Adwords, et a acheté trois familles de mots-clés. Et le résultat est là, puisque lundi 7 novembre, 3.000 internautes avaient signé ladite pétition (ndlr : sur 12.000 visites). Et l’initiative agace tellement que le quotidien communiste l’Humanité suggère aux jeunes anti-sarkozy de se rendre en masse sur le lien commercial de l’UMP. Car avec le système de paiement par clics, plus on se connecte à cette page, plus la facture de l’UMP envers Google s’allonge.


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