Scilab: l’INRIA arrime le calcul scientifique ‘open source’

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Ca y est, tout est en place. Depuis le 16 mai, la plate-forme qui fédère 12 organisations de chercheurs et ingénieurs peut devenir une référence mondiale. Claude Gomez et autres sommités cautionnent

L’univers du calcul scientifique ne se conçoit plus sans l’

open source. A preuve, le logiciel interactif pour les calculs numériques, Scilab, inventé en France peut ainsi se diffuser dans le monde entier. Douze organisations ont décidé de s’unir dans un consortium pour en faire une référence mondiale à l’attention des chercheurs et des ingénieurs. Une telle plate-forme de développement constitue bien un lien entre besoins industriels et avancées scientifiques. Scilab (www.scilab.org) est un logiciel de calcul scientifique développé par l’INRIA et l’ENPC (École Nationale des Ponts et Chaussées). “Il fournit un puissant environnement de développement pour les applications scientifiques et l’ingénierie“, expliquent ses responsables, au premier rang desquels figurent le professeur Alain Bensoussan, ancien président de l’INRIA, du CNES et du conseil de l’Agence Spatiale Européenne, et Claude Gomez, directeur technique et responsable de l’équipe de développement. Une passerelle entre chercheurs et industriels Distribué librement sur le Web depuis 1994, il est couramment utilisé dans les entreprises et dans le secteur éducatif à travers le monde. Il fonctionne sur machine Unix/Linux et Windows, et fait ainsi partie des outils de calcul numérique qui ont totalement révolutionné, ces dernières années, la recherche et le développement en génie industriel. “Son succès ne se dément pas, avec plus de 10 000 retraits mensuels de son site Web” se félicitent les animateurs du consortium. A quoi tient cette réussite? Au fait que Scilab est généraliste et a un très large spectre d’utilisation: ses outils intéressent les élèves ingénieurs et les chercheurs, mais aussi les personnes travaillant dans les secteurs de l’automobile, l’avionique, l’espace, la chimie, la finance, etc. Fort de ces premiers succès, l’INRIA a pris l’initiative de rassembler des partenaires industriels et académiques au sein d’un consortium et d’amplifier son propre engagement afin de faire de Scilab un succès mondial. Le 16 mai 2003, le consortium Scilab a célébré son lancement avec la première réunion de ses membres fondateurs : Axs Ingénierie, Cril Technology, CEA, CNES, Dassault Aviation, EDF, ENPC, Esterel Technologies, INRIA, PSA, Renault et Thales…


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