SeaMonkey 2.0 fera-t-il jeu égal avec Firefox 3.1 ?

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Devenu un produit « alternatif », SeaMonkey revient dans la course aux performances

SeaMonkey est un projet créé sur les cendres de la suite Netscape. Cet outil tout-en-un comprend un navigateur web, un module de communication (gérant courrier électronique, news et flux RSS), un éditeur HTML, un client IRC et des outils de développement. Il ne manque plus guère qu’un agenda pour compléter cette suite.

Avec SeaMonkey 2.0, les responsables du projet souhaitent adopter une architecture plus moderne s’appuyant sur la dernière version du moteur de Firefox (chose amusante, sachant que le premier Firefox utilisait les fondations de la suite intégrée Mozilla).

Une troisième version alpha vient de faire son apparition. Elle offre une meilleure gestion des marque-pages, des mots de passe et de la complétion automatique des adresses dans la barre éponyme. Les barres d’outils sont personnalisables. Enfin, en cas de crash de l’application, la session pourra être restaurée. Toutes ces fonctions, directement issues de Firefox, permettent de mettre cette suite Internet au gout du jour.

Des performances en net progrès

Nous avons profité de cette sortie pour passer rapidement cette mouture au banc d’essai. Les progrès réalisés depuis la version 1.1.14 sont impressionnants. Avec la 2.0 alpha 3, le test Acid2 passe sans problèmes et le score au test Acid3 est de 93/100. La mouture 1.1.14 se contentait de 52 points au test Acid3 et échouait à l’Acid2. Notez que le moteur de rendu est également bien plus rapide. Dans ce domaine, cette mouture alpha fait aujourd’hui jeu égal avec Firefox 3.1 bêta 2.

Le moteur JavaScript est également en progrès : avec le benchmark V8 nous passons d’un score de 66,2 points à 97,9 points. Même constat avec la suite SunSpider, exécutée en 2.695,6 ms, contre 17.100,6 ms précédemment. Firefox 3.1 bêta 2, qui propose un moteur JavaScript de nouvelle génération, décroche de bien meilleurs résultats : 173 au benchmark V8 et 1997,4 ms pour le test SunSpider.

Firefox plus léger que SeaMonkey ?

La consommation mémoire est un secteur intéressant. Avec notre ensemble de sites de test, SeaMonkey 1.1.14 réalise un score très honorable : 18,5 Mo à vide, 76,2 Mo en charge et 33,4 Mo une fois les onglets fermés. Avec SeaMonkey 2.0 alpha 3, l’ensemble de ces chiffres grimpe : 34,1 Mo à vide, 101,9 Mo en charge et 50,5 Mo une fois les onglets fermés. Firefox 3.1 bêta 2 fait mieux, mais de peu : 29,4 Mo à vide, 92,3 Mo en charge et 41,6 Mo une fois les onglets fermés.

Cette situation est assez ironique. Rappelons en effet que Firefox a été créé afin d’offrir un navigateur web consommant ‘nettement moins’ de ressources que celui intégré à la suite Mozilla. Dans la pratique, la différence est devenue peu importante. Pire, ceux qui utilisent en parallèle Firefox et Thunderbird auront plutôt intérêt à adopter la suite SeaMonkey.

En tout état de cause, nos tests semblent montrer que cette suite Internet propose maintenant des performances proches de celles des autres navigateurs.


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